Médico-social: les pros contaminés vaccinés restent en poste

Pour faire face au risque de pénurie de main d'œuvre dans la santé et le médico-social, les mesures d'éviction en cas de Covid sont allégées. Depuis le 2 janvier 2022, les pros contaminés mais sans symptômes et sans toux peuvent continuer d'exercer.

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Un professionnel travaillant dans un établissement de santé ou médico-social pleinement vacciné mais positif au Covid ne sera pas forcément empêché de travailler. Face à la très forte circulation du variant Omicron, le ministère de la Santé a publié le 2 janvier 2022, sur les recommandations du Haut conseil de la santé publique (HCSP), un « message d'alerte rapide sanitaire ». Il prévoit des mesures d'allégement de la stratégie d'isolement des professionnels exerçant en milieu de soins, y compris les services d'aide à domicile et les professionnels de santé en ville. L'objectif étant d'éviter tout « risque majeur de perturbation de l'offre de soins » et, plus globalement, de « déstabilisation de la vie sociale et économique », dans un contexte où le médico-social, notamment dans le champ du handicap, fait face à une hémorragie de personnel déjà critique (article en lien ci-dessous).

Pas d'éviction pour les cas contact

Ce nouveau texte prévoit tout d'abord qu'il n'y a « pas d'éviction pour les personnes contact disposant d'un schéma vaccinal complet » (selon la définition actuelle du gouvernement, en fin d'article). Elles doivent réaliser un test RT-PCR ou antigénique immédiat et, si le résultat est négatif, rester en activité en respectant les mesures barrière et en s'isolant des autres membres de leur équipe lors des pauses et des repas collectifs. Elles doivent également réaliser des autotests itératifs à J2 et J4 à compter du dernier contact avec la personne testée positive.

Cas positifs asymptomatiques

Pour les cas positifs asymptomatiques ou pauci-symptomatiques (avec peu de symptômes) ne présentant pas de signes respiratoires d'excrétion virale, comme la toux et les éternuements, et disposant d'un schéma vaccinal complet, une dérogation à l'éviction est possible (uniquement dans le cadre de l'exercice professionnel). Ces professionnels devront scrupuleusement respecter les gestes et mesures barrière, ne seront pas autorisés à participer aux moments collectifs ne permettant pas le port du masque en continu et veilleront à limiter au maximum leurs contacts avec les autres professionnels. Dans la mesure du possible, ils devront être prioritairement affectés à des activités ne nécessitant pas le contact avec des patients à risque de forme grave de Covid-19 ou en situation d'échec vaccinal.

Cas positifs symptomatiques

Pour les cas positifs symptomatiques, aucune dérogation à l'isolement n'est possible. Pour celles ayant un schéma vaccinal complet, la durée de l'isolement est de sept jours pleins après la date du début des signes ou de prélèvement du test positif. L'isolement passe à J5 avec la réalisation d'un test antigénique ou RT-PCR négatif. Si le test réalisé à J5 est positif ou en l'absence de réalisation de ce test, l'isolement reste de sept jours au total (pas de nouveau test à réaliser à J7).

Le ministère de la Santé précise que « ces mesures dérogatoires sont exceptionnelles et temporaires, et prendront fin dès la constatation d'une réduction significative de la saturation du système de soins ou la levée des plans blancs/bleus dans les ES/ESMS » (établissements sociaux et médico-sociaux). Si le gouvernement décide de passer à un niveau inférieur dans la gestion de crise, l'éviction redeviendrait alors systématique.

Des autotests gratuits

Rappelons que les professionnels qui travaillent auprès des personnes âgées et en situation de handicap peuvent également avoir accès à des autotests gratuits. Un justificatif professionnel devra alors être présenté au pharmacien pour ne pas avoir à avancer les frais.

Un schéma vaccinal complet, c'est quoi ?

« Jusqu'au 15 janvier 2022, le schéma vaccinal complet correspond à deux doses ; sauf pour les plus de 65 ans qui, depuis le 15 décembre 2021, doivent avoir fait leur rappel [3e dose, NDLR] au maximum sept mois après leur deuxième dose », a rappelé Olivier Véran. « Cette même règle des sept mois pour la troisième dose s'appliquera à partir du 15 janvier à toutes les personnes de plus de 18 ans. » Mais, à partir du 15 février, les délais changent. « Il faudra effectuer son rappel quatre mois –et non plus sept– après sa deuxième dose pour avoir un schéma vaccinal complet. » Au-delà de ces délais, le QR code de leur ancien certificat de vaccination sera désactivé automatiquement, placé dans la catégorie « certificat expiré » et ne pourra plus être utilisé dans le cadre du passe sanitaire.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"

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