Moins de 6h de sommeil : vers un risque accru de démence?

Le manque de sommeil, facteur aggravant de démence ? Une nouvelle étude menée sur près de 8 000 Britanniques met en exergue un risque de 20 à 40 % plus élevé chez les personnes âgées de 50 à 60 ans qui dorment moins de six heures par nuit.

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Près de 10 millions de nouveaux cas de démence sont rapportés chaque année dans le monde. Le dénominateur commun ? Un sommeil souvent altéré. De plus en plus de données suggèrent que les cycles du sommeil, avant même l'apparition des premiers symptômes, sont aussi susceptibles de contribuer au développement de la maladie. Selon une étude menée par des chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Paris (Cress), en collaboration avec University College London, les personnes de 50 à 60 ans qui dorment moins de six heures par nuit courent un risque de 20 à 40 % plus élevé d'être touchés par la maladie d'Alzheimer et les autres pathologies associées. Les résultats de cette enquête, menée sur 7 959 adultes britanniques suivis durant plus de 25 ans, sont publiés dans la revue scientifique Nature Communications.

Rôle clé pour la santé du cerveau

Les participants ont effectué une auto-évaluation de la durée de leur sommeil à six reprises entre 1985 (de 35 à 55 ans) et 2015 (de 63 à 86 ans) permettant d'extraire des données sur la durée du sommeil à 50, 60 et 70 ans. En 2012, environ 3 900 d'entre eux ont également porté une montre avec accéléromètre durant la nuit afin de vérifier la précision de leurs estimations. Les chercheurs ont ainsi pu étudier le lien entre la durée du sommeil à différents âges, son évolution entre 50 et 70 ans et le risque de survenue de démence sur une période allant jusqu'en mars 2019. Cette étude d'ampleur a également révélé un risque accru de démence de 30 % chez les personnes âgées de 50 à 70 ans présentant systématiquement une durée de sommeil courte, indépendamment de leurs éventuels problèmes de santé cardiovasculaire, métabolique ou mentale, qui constituent des facteurs de risque connus de démence. « Ces résultats suggèrent que le sommeil en milieu de vie pourrait jouer un rôle pour la santé du cerveau et confirment ainsi l'importance d'une bonne hygiène du sommeil pour la santé », conclut l'Inserm.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"

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