Près d'un million de personnes concernées en France, mais une invisibilité persistante dans l'imaginaire collectif. Selon une étude IFOP de 2024, 70 % des 12-25 ans ne connaissent pas le vitiligo, pas même de nom. Une méconnaissance massive qui alimente les idées reçues : pour beaucoup, il ne s'agirait « que d'une tache ». Une réduction amalgamante, loin de la réalité vécue par les patients.
« Juste une tache ? » : provoquer le déclic
C'est précisément ce raccourci que la nouvelle campagne d'Incyte, un laboratoire pharmaceutique américain, entend déconstruire. Déployée « dans plus de 200 salles d'attente médicales en France » annonce la société, elle sera progressivement étendue à près de 1 000 cabinets de dermatologie d'ici fin 2026. « Trop souvent, le vitiligo est perçu comme une simple particularité esthétique alors qu'il peut avoir des répercussions profondes sur la vie des personnes concernées », rappelle Aurélie Lescarret, directrice générale adjointe d'Incyte France. L'objectif : transformer une phrase banale en question dérangeante, et ouvrir un espace de réflexion.
Des conséquences invisibles, mais bien réelles
Derrière les plaques dépigmentées, les impacts sont souvent lourds : perte de confiance en soi, anxiété, stigmatisation, parfois harcèlement, notamment chez les adolescents et jeunes adultes. La campagne, réalisée en collaboration avec l'Association française du vitiligo (AFV), fait le choix du réel. En effet, les porteurs du projet assurent que « tous les modèles participant à la campagne vivent avec le vitiligo », grâce au partenariat avec l'AFV.
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