Nice : comment indemniser le choc post-traumatique ?

Résumé : Alors que le Gouvernement promet une indemnisation rapide des victimes de la tragédie de Nice, comment apporter une aide à celles qui subiront un stress post-traumatique ? Le Fonds dédié pourrait ne pas suffire...

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Des victimes blessées dans leur chair mais également dans leur esprit… Le bilan de la tragédie de Nice n'est pas encore définitif. 84 personnes décédées, pour le moment, mais combien resteront handicapées ou traumatisées ? La secrétaire d'Etat aux Victimes, Juliette Méadel, a promis que les premières indemnisations des victimes auraient lieu moins d'une semaine après le drame.

Un fonds de garantie dédié

Elles sont versées par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et autres infractions (FGTI). Plusieurs associations, interrogées par l'AFP, ont dit craindre que les personnes traumatisées à Nice, de par leur grand nombre et la difficulté qu'elles auront à prouver leur présence sur les lieux de l'attentat, soient privées de toute indemnisation. Des milliers de personnes présentes sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016 ont potentiellement pu être ébranlées par le carnage. « Nous veillerons à ce que les victimes, qu'elles soient choquées ou qu'elles soient indirectes (des parents de victimes, NDLR), soient indemnisées », a assuré la ministre après avoir visité la cellule d'aide niçoise située au Centre universitaire méditerranéen (CUM).

Quelle procédure ?

Ces personnes pourront notamment faire établir leur « préjudice » par un « examen psychiatrique » ou au moyen d'un « dépôt de plainte » dans un commissariat, a-t-elle expliqué, ajoutant que les victimes étrangères sont également concernées. « A la suite d'une telle tragédie, les blessures psychologiques peuvent causer des souffrances aussi profondes et durables que les blessures physiques », a déclaré samedi le député LR des Alpes-Maritimes et président du département Eric Ciotti. « Aussi, je demande à la ministre de la Santé d'engager, sans attendre, une réforme du statut des victimes d'attentats qui permette de reconnaître les traumatismes sous toutes leurs formes et de prendre en charge leurs conséquences », a-t-il poursuivi. Le FGTI, créé en 1986, alors que la France connaissait une vague d'actes de terrorisme liés à la situation au Proche-Orient, dispose d'une réserve de 1,3 milliard d'euros, selon Juliette Méadel. Environ 300 à 350 millions seront prélevés pour les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, estimait en mai 2016 ce fonds. Des experts craignent qu'il n'atteigne ses limites financières du fait du grand nombre de victimes à Nice.

« L'état sera présent »

« D'une manière ou d'une autre, si c'est nécessaire, l'Etat sera présent. Ce n'est pas un sujet de préoccupation », a rassuré la secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes, qui s'est par ailleurs montrée satisfaite des premières étapes de leur prise en charge. « A ce stade, ce que j'ai constaté, c'est que la cellule interministérielle d'aide aux victimes a été déclenchée tout de suite, que le numéro d'urgence a été activé au bout d'1h30, que le centre d'accueil des victimes à Nice est très bien agencé et qu'un gros travail a été réalisé sur l'accompagnement. Le dispositif semble répondre aux besoins du public, même si nous ne sommes qu'aux débuts » du processus d'aide, a-t-elle souligné. Les victimes des attentats du 13 novembre avaient critiqué de trop longs délais dans leur première prise en charge. Les numéros d'urgence avaient alors été saturés pendant une demi-journée.

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