Docu "Super Héros" : cinq athlètes handicapés avant Rio

Résumé : Le reportage "Super Héros" plonge dans le quotidien de cinq athlètes handicapés en route pour Rio. Il sera diffusé sur France 4 le 7 septembre 2016 à 20h55, date de coup d'envoi des Jeux paralympiques, et projeté à Paris le 30 août 2016.

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« Des super héros des temps modernes que rien n'arrête ». Réalisé par Elsa Lhéritier et Delphine Valeille pour France Télévisions, le documentaire Super Héros ne se penche pas sur les personnages de Marvel mais sur l'histoire de cinq athlètes handicapés en route pour les Jeux paralympiques 2016. Durant 90 minutes, la caméra est braquée sur ces sportifs au parcours épatant, qui dévoilent avec une grande sincérité leur quotidien de champions handisport. Avant une diffusion nationale le mercredi 7 septembre, à 20h55, sur France 4, une première projection aura lieu à la Guinguette La Javelle de Paris (15e) le 30 août 2016.

Des armes et des super pouvoirs

Plutôt qu'une série de portraits classiques, Super Héros raconte l'histoire de ces sportifs à la manière de véritables épopées. « Ils ont toutes les caractéristiques des super héros : un caractère de justicier infatigable, une blessure originelle, une double identité, une armure invincible…», raconte Delphine Valeille. Ainsi Marie-Amélie Le fur, « star à la lame de carbone » et médaille d'or d'athlétisme, s'arme de sa prothèse pour affronter ses rivales sur la piste, tandis que Mathieu Bosredon, « guerrier du bitume que rien n'arrête » et champion paraplégique de handbike, utilise son vélo pour parcourir le globe. Michael Jeremiasz, « justicier résilient » et quadruple médaillé paralympique de tennis fauteuil, représente, entre autres, l'association Comme les autres. Pour ses derniers Jeux paralympiques, il sera le porte-drapeau de la délégation française. Le nageur Théo Curin ou « la jeune garde » et la redoutable judoka Sandrine Martinet-Aurieres, malvoyante depuis sa naissance, sont également mis à l'honneur. Durant un mois et demi, Elsa et Delphine ont suivi ces cinq « héros » ; chez eux avec leur famille, durant les entraînements ou dans le cabinet d'un prothésiste. Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, père de la notion de « résilience », fait également une apparition. Auteur d'Ivres paradis, bonheurs héroïques, il évoque ce qu'il appelle les « merveilleux malheurs » des personnes handicapées.

Une plongée dans l'intimité des champions

Filmé avec esthétisme, Super Héros rompt avec les codes du reportage parfois intrusif. Très complet, il est le fruit d'un travail d'équipe avec les athlètes. « Tous nous ont ouvert leurs portes et permis d'apprendre énormément. Cela faisait longtemps que nous n'avions pas vécu quelque chose d'aussi fort. Nous avons été surprises par leur parole libre, sans barrière ni tabou, que l'on n'entend pas si souvent dans nos métiers. Cela nous a remuées jusque dans nos vies personnelles. » D'une grande sincérité, Super Héros met en lumière de précieux combats. Un film très positif qui illustre l'état d'esprit de ces sportifs en route pour Rio.

© Elsa Lhéritier / Delphine Valeille / France Télévisions

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Aimée Le Goff, journaliste Handicap.fr"


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