Un cours d'esthétique à option humanitaire et sociale ?

Résumé : Drôle d'appellation pour un concept pourtant passionnant. Porter un nouveau regard sur soi et effacer les stigmates physiques et psychologiques permet d'améliorer la qualité de vie des patients. Un congrès dédié a lieu à Paris le 15 avril 2013.

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Permettant d'échapper aux seules considérations de soin et de santé, le prisme esthétique se fraye peu à peu un chemin dans des univers qui auraient pu, a priori, en être très éloignés, tels que le handicap ou la maladie. De plus en plus d'initiatives osent mêler beauté et handicap (défilés de mode, campagnes de pub, expos photo, concours de beauté (lire articles en lien)), qui laissent augurer une nouvelle façon de percevoir les différences... et de se percevoir aussi soi-même.

35 ans d'engagement esthétique

C'est, d'une certaine façon, l'ambition du CODES, qui signifie « Cours d'esthétique à option humanitaire et sociale ». La socio-esthétique se définit comme la pratique professionnelle de soins esthétiques auprès de populations souffrantes et fragilisées. Elle leur permet de porter un nouveau regard sur soi et d'effacer les stigmates physiques et psychologiques, améliorant ainsi leur qualité de vie. Le CODES, une association loi 1901, voit le jour en 1978 au sein du CHU de Tours, à l'initiative de plusieurs médecins. Sa mission est donc d'aider les souffrants à dépasser leur mal-être en les réconciliant avec leur corps et leur image.

Une formation professionnelle dédiée

« Le passage de la socio-esthéticienne a toujours été ressenti comme un moment de calme, de construction, de reprise de confiance par le patient, explique le professeur Le Floch, cancérologue et président du Codes. La maladie ne signifie plus un abandon ; l'image de soi dans le miroir ou dans les yeux de ses proches devient un reflet d'espoir et de sérénité suscitant un nouvel élan de courage. » Dès 1979, le CODES met en place la première formation en France de « socio-esthéticien(ne) », titre reconnu par l'Etat depuis 2007 et inscrit au répertoire national des certifications professionnelles. En 35 ans, 1 100 professionnels y ont été formés. Le CODES est devenu le référent en matière de socio-esthétique en France mais s'ouvre également à l'international depuis neuf ans, une première antenne ayant été créée au Japon en 2004.

Un congrès à Paris le 15 avril 2013

A son initiative, le 2ème Congrès national de socio-esthétique a lieu le 15 avril 2013, au sein de l'Institut Pasteur, à Paris. En 2012, lors de sa première édition, il avait réuni près de 450 participants. Cette année encore, il rassemble des professionnels de la médecine, du social, des chercheurs en sciences humaines et des praticiens. Parmi ses trois tables rondes, l'une aborde, de 15 à 16h, la thématique du handicap, « Socio-esthétique et handicaps : pour un autre vécu du corps » avec la participation d'associations œuvrant auprès des personnes handicapées, telles que l'APAJH, Valentin Haüy, les Papillons blancs ou encore Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir. Cette journée s'achèvera par un entretien avec Daniel Pennac, et une lecture adaptée du spectacle inspiré de son livre « Journal d'un corps ».

Programme :  www.socio-esthetique-congres.fr

 

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr.Toutes les informations reproduites sur cette page sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Handicap.fr. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, sans accord. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr »

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Commentaires

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Le 19-04-2013 par reveil :
bonjour,
Pourquoi les soins esthétiques pour les personnes handicapées s'appellent socio_ esthétiques et pas soins esthétiques comme pour tous les autres citoyens ?.Pourquoi traiter la beauté des handicapés de façon différente de celle des autres et dans un milieu de fonctionnaires ? A t'elle moins de valeur ?
N'est ce pas une façon de les discriminer encore une fois pour créer encore des postes de fonctionnaires ?

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