polyhandicapés, les oubliés du handicap (suite)

Résumé : la prise en charge du polyhandicap

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[B1]Recherche personnel désespérément[E1]

En Isère, les Mutuelles de France réseau viennent de procéder à la pose de la première pierre de la maison d'accueil spécialisé (Mas) de St Ismier. Elle accueillera, dès 2005, 42 personnes polyhandicapées actuellement hospitalisées au Chu de Grenoble. Pour Jean-Pierre Bastard, directeur général du Chu, la reprise de gestion par les mutuelles est d'autant plus intéressante que "les centres hospitaliers n'ont pas vocation à s'occuper de ce type de structures médico-sociales".
Mais une fois la structure créée, reste à trouver le personnel qualifié. Problème crucial. La plupart des embauches concernent les "aides médico-psychologies" qui se forment en alternance. "Depuis mars 2003, nous n'avons reçu que 3 à 4 candidatures" note Pierre Perret, directeur de la Maison des Isles, en Isère. Trouver des postes d'éducateurs spécialisés est tout aussi difficile. "Notre kiné est parti à la retraite, impossible de trouver un remplaçant. Et ne parlons pas d'infirmière, d'ergothérapeute ou d'assistante sociale... là c'est mission impossible" se plaint le responsable d'une Mas de l'Ain. En temps de pénurie de professions médicales, les foyers et autres maisons d'accueils sont souvent les plus mal servis. Le personnel y a la tâche rude. Le nombre record d'arrêts maladie dus au stress ou au mal de dos, dans les maisons d'accueil est là pour le rappeler.
Et le temps presse car un nouveau phénomène apparaît. Le vieillissement des personnes touchées par le polyhandicap. Rien n'existe aujourd'hui de spécifique pour les plus de 60 ans dans nos régions. Pourtant, grâce aux progrès de la médecine, les polyhandicapés sont de plus en plus nombreux à vieillir. Leur rythme de vie n'est plus adapté aux structures existantes. Et les maisons de retraites ne sont pas équipées pour les accueillir. Une enquête réalisée, fin 2003, par l'association lyonnaise Handicap international souligne que 75% des parents constituent des réserves financières pour leur enfant handicapé. "Le vieillissement est aujourd'hui une réalité que les familles anticipent de plus en plus tôt", souligne l'enquête.
Et pourtant, si elle reconnaît que le poste est quelque fois usant, Sophie Lorang assure que vivre auprès de polyhandicapés est chose extraordinaire. "Le temps s'arrête, on est dans une relation où la parole est pratiquement absente et où les corps parlent avant tout. Avec le temps, on découvre que derrière chaque handicap se cache une personnalité. Un être à aimer."

- [B2]Association de Défense des Polyhandicapés [E2] :
24 Av. de la Côte Vermeille, 66740, Laroque des Albères. Tel : 04 68 89 03 42.
- [B2]Association Handy, Rare et Poly [E2]
9 bis rue de St Germain, 14000 Caen. Tel. 02 31 74 07 08.
[B2]- Ami[E2]
Comité de Saône et Loire, 172 r Chanaye 71000 Mâcon, tél. 03 85 34 34 59

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