Autisme : les nouvelles mesures

Résumé : La France ne fait pas figure de référence en matière de prise de diagnostic et de prise en charge de l'autisme, mais le gouvernement vient de relancer le Plan Autisme.

Par , le 

Augmentation du nombre de places dans les structures d'accueil, formation des professionnels de santé, aide aux familles, multiplication des centres ressource, le ministre de la santé Philippe Douste-Blazy et secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, Marie-Anne Montchamp, semblent vouloir s'engager.

L'action principale du plan annoncé à la fin de l'année 2004 tourne autour du développement des centres ressource sur l'autisme (CRA). Ces structures, dont la fonction est d'abord le développement de l'accueil, l'orientation et l'information des personnes autistes et de leur famille, doivent également participer à la formation des professionnels de santé, afin de les aider à mieux accompagner les personnes autistes ou souffrant de troubles apparentés. Plusieurs centres sont déjà en place, mais d'ici la fin de l'année 2006, il devrait en exister une dans chaque région.
Le plan prévoit aussi la simplification de la prise en charge médico-éducative et la création de places supplémentaires dans les établissements pour enfants autistes, les maisons d'accueil et les foyers médicalisés pour adultes, ceci afin d'aider les enfants autistes qui ne peuvent être scolarisés dans une école classique, à bénéficier d'une prise en charge adaptée. Quant au soutien aux familles qui est également une des priorités annoncées, le rôle en incombera surtout aux centres ressource et aux maisons départementales pour des personnes handicapées, offrant ainsi une aide de proximité à des parents trop souvent obligés de se tourner vers l'étranger.
Enfin, puisque la précocité du diagnostic est un élément déterminant dans l'évolution de la maladie, le dernier point concerne la formation des professionnels. Parallèlement aux formations qui seront dispensées dans les centres ressource, des actions de sensibilisation seront menées auprès des pédiatres, des psychiatres, des puéricultrices, des éducateurs et des médecins de la Protection Materno-Infantile.

Haut

Recevez la newsletter Handicap.fr