Valides, handicapés, des enfants ensemble découvrent les loisirs pluriels

Résumé : Alors que l'école peine encore à intégrer les enfants handicapés, les centres 'Loisirs pluriels' rouvrent mercredi leurs portes pour accueillir ensemble des petits 'valides' et 'handicapés'(trisomiques, autistes, problèmes moteurs).

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PARIS, 6 sept 2005- Par Samir TOUNSI

[BC][EC]Jouer, se faire des amis, sortir les petits handicapés de leur isolement, aider leurs amis valides à surmonter leur peur de la différence, tel est l'objectif des neuf centres de la Fédération Loisirs pluriel : deux à Paris, les autres étant au Mans, à Brest, Nantes, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Malo et Vitré.
[BC][EC]A Paris, rue Tandou, une trentaine d'enfants de trois à 13 ans, "50% de +valides+ et 50% +porteurs de handicap+", sont accueillis le mercredi et pendant les vacances scolaires. "Avec un animateur pour trois enfants", précise Anne Peynot, la toute jeune directrice.
[BC][EC]Les enfants handicapés, qui fréquentent souvent des centres spécialisés et non l'école de leur quartier, brisent ici leur isolement. "Des valides viennent chez nous. Ils jouent du piano ensemble", raconte Elisabeth, maman d'une petite fille qui a des problèmes moteurs, et dont le déambulateur est devenu un jouet dans l'imaginaire des gamins.
[BC][EC]"Comme ma fille a été déscolarisée, elle avait peur des autres enfants", témoigne la maman d'Oriane (les prénoms des enfants ont été changés, ndlr), qui souffre "d'autisme hyperactif". "Quand elle est venue ici, le cadre du petit groupe l'a beaucoup rassurée".

[BC][EC]"Surmonter ma peur"

[BC][EC]"On rencontre des parents (d'enfants handicapés) qui sont en bout de course", reprend Anne Peynot, la directrice. "Ils n'ont plus l'énergie pour trouver une place (à l'école ou dans des structures spécialisées, ndlr). Ici, les choses redeviennent possibles : à la fin de la première journée d'essai, on cherche ce qui est positif et valorisant chez leurs enfants. Du coup, ils se remettent à chercher".
[BC][EC]De leur côté, les enfants valides apprennent la différence : "Quand j'étais petite", raconte Nina, neuf ans, dont la maman travaille avec des handicapés, "j'étais allée au travail de maman. J'ai eu peur. Dès que j'ai entendu parler de Loisirs pluriels, j'ai voulu y aller pour surmonter ma peur".
[BC][EC]Maintenant, "je joue au ballon avec Eloise et Prune, des jumelles trisomiques. On essaie de comprendre ce qu'elles disent".
[BC][EC]"Ils sont mieux ici que dans des centres traditionnels", affirme la maman de deux petits garçons +valides+ de quatre et sept ans. "Léo l'aîné n'aimait pas les centres classiques. Là je récupère le soir un loustic épanoui, heureux, bavard".
[BC][EC]Fondé en 1992 à Rennes par trois animateurs, Loisirs pluriels veut montrer que l'intégration des enfants handicapés peut être abordée ailleurs qu'à l'école.
[BC][EC]Selon des chiffres officiels, plus de 133.000 enfants handicapés sont scolarisés dans des écoles ordinaires, tandis que 110.000 sont accueillis dans des centres spécialisés.
[BC][EC]Pour ces derniers, "il paraît essentiel aujourd'hui de proposer une offre d'accueil complémentaire", estime la Fédération.

st/mle/sp

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