Retard dans le complément au minimum invalidité

Résumé : La mise en place sur le terrain d'un complément de ressources pour les bénéficiaires du minimum invalidité, annoncée en décembre, connaît des retards par manque d'information des organismes concernés par la mesure, selon des informations recueil

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Par Christine BERTRAND-NIELSEN

PARIS, 16 avr 2007 -

[BC][EC]Le ministre de la Santé Philippe Bas, alors ministre délégué à la Famille, a annoncé le 12 décembre 2006 la création d'un complément de ressource pour les bénéficiaires du Fonds spécial invalidité (FSI). Ces personnes devraient voir leur revenu passer de 621 euros à 791 euros par mois (80% du Smic).
[BC][EC]Cette mesure vise à réparer une injustice. En effet, depuis le 1er juillet 2005, une personne titulaire de l'Allocation adulte handicapé (AAH) en incapacité complète de travailler bénéficiait de ce complément de ressources pour avoir 80% du Smic, mais quelqu'un qui était au minimum invalidité (versée à des personnes non titulaires de l'AAH, mais victimes d'une maladie évolutive ou d'un accident et ne pouvant plus travailler) n'y avait pas droit.

L'extension annoncée en décembre, qui était revendiquée par les associations et concerne environ 20 à 30.000 personnes, est applicable depuis le 1er janvier 2007, précise-t-on au ministère.

Mais, sur le terrain, il y a "énormément de retard", reconnaît-on à la direction des prestations familiales à la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf), où on dit avoir été très "surpris" par l'annonce du ministre parce que "techniquement les services n'étaient pas prêts".

"C'est un vrai parcours du combattant pour avoir ne serait-ce que des informations", témoigne Florence Agostini, 58 ans, ancienne infirmière et bénéficiaire du FSI à la suite d'une polyarthrite rhumatoïde évolutive.

"170 euros, vous savez, ce n'est pas rien pour moi. Quand j'ai lu dans la presse que je pouvais en bénéficier, je suis allée à ma caisse maladie réclamer ce fameux complément de ressources, on m'a envoyée balader en disant que les journalistes étaient des menteurs et qu'ils écrivaient n'importe quoi", explique-t-elle.

Dans les sept maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) qu'une journaliste de l'AFP a contactées par téléphone (Ain, Finistère, Gard, Haute-Vienne, Somme, Vosges, Var), ni l'accueil, ni la direction n'étaient début avril informés de cette mesure.

Les MDPH, organismes chargés de constituer les dossiers, "n'arrivent déjà pas à absorber le flux des personnes en situation de handicap", elles "ne veulent peut-être pas s'encombrer de gens qui touchent le FSI" et "les refoulent", suggère-t-on à la direction de la Cnaf.

"Nous essayons de faire pression pour que les ministères se dépêchent (de faire circuler l'information) et auprès de la Caisse nationale d'assurance maladie pour qu'elle nous communique les noms des bénéficiaires", poursuit-on à la Cnaf.

Contacté par l'AFP, le ministère de la Santé a "certifié que l'information avait été faite dans toutes les MDPH" et que Philippe Bas avait été "choqué" que des personnes se fassent refouler.


cbn/vdr/bg


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