Parlons psy : 6 ateliers brisent les tabous en santé mentale

Résumé : Des rencontres ouvertes à tous pour tenter de trouver des solutions durables pour les 12 millions de Français souffrant de maladies psychiques ? C'est l'objectif des ateliers "Parlons psy !". La seconde édition a eu lieu à Lyon le 5 juillet 2018.

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Une personne sur quatre rencontrera dans sa vie un problème de santé mentale, selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Un chiffre éloquent à l'origine des ateliers « Parlons psy ! » organisés par la Fondation de France et l'Institut Montaigne. Un concept simple et une démarche claire résumés par ces mots : « Donner la voix à ceux qui ne l'ont pas toujours et faire discuter ceux qui ne discutent pas toujours ensemble. ». Le deuxième atelier a eu lieu à Lyon le 5 juillet 2018. Nous y étions !

1ère cause de handicap en 2020

Pour introduire cet atelier, Nicolas Bissardon, directeur commercial de Handicap.fr, soulève la question de la place des maladies psychiques dans la société. Chaque année, seulement 4% du budget de la recherche en santé est alloué à la santé mentale en France alors que les maladies psychiques seront la première cause mondiale de handicap dès 2020 selon l'OMS. Il explique que « la France doit faire un pas de côté, réfléchir différemment sur le quotidien de chacun. On ne nait pas tous égaux mais on peut parer les inégalités. ». Les ateliers « Parlons psy ! » se sont donc construits autour de grandes questions concernant l'amélioration de l'accompagnement mais aussi l'intégration et le bien-être dans la société.

Des discussions à la carte

Pour traiter d'un sujet peu (re)connu, les organisateurs ont choisi une démarche innovante où les participants décident eux-mêmes du contenu. À Lyon, 130 personnes sont réunies pour échanger avec des professionnels de santé, de l'Éducation nationale. Ils sont patients, venus faire part de leur expérience, familles ou simplement « curieux » qui souhaitent s'informer. Deux questions sur l'accompagnement et les soins sont proposées à chaque table qui dispose d'une heure pour débattre avant de faire une restitution orale devant l'assemblée. L'occasion d'échanger et de croiser les points de vue. Chaque participant est invité à parler de son histoire, de son ressenti, afin de nourrir la réflexion. À l'issue de ce temps de partage, un émissaire restitue la pensée commune.

6 ateliers dans toute la France

Parmi les priorités évoquées, la formation de l'entourage s'avère primordiale pour beaucoup, comme pour Claudine Clément, directrice de soins dans un centre hospitalier de Marseille : « Nous, les professionnels, ne sommes qu'une parenthèse dans la vie du patient. Une famille formée et informée, c'est une ressource pour ce dernier au quotidien. ». Après Marseille et Lyon, ce sera au tour de Lille, le 2 octobre 2018, d'accueillir les ateliers « Parlons psy ! » puis de Strasbourg, Nantes et Bordeaux courant 2019. Un programme bien chargé jusqu'au second semestre, qui se soldera fin 2019 par les états généraux de la santé mentale à Paris où sera portée la parole de tous les participants.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Margot Blachon , journaliste Handicap.fr"


Commentaires

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Le 30-07-2018 par louna :
OUI, oui oui et encore des "ateliers psy" à mettre en place pour promouvoir cette libération de la parole! Il faut parler ouvertement et laisser de côté tous les tabous autour des maladies psychiques...On sera amené à y être confronté soit directement soit via un proche... Anticiper, c'est mieux appréhender et comprendre ces fragilités qui peuvent nous affecter! En parler plus librement , c'est vouloir avancer et faire tomber les barrières ! Halte à la stigmatisation et entrons dans une ère plus sensible aux différentes formes de handicap sans occulter les maladies psychiques qui font "encore peur" par méconnaissance ou rejet de l'autre alors que "l'autre", ce peut être "vous" un jour ...

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