Soyons fous : l'aventure d'un film qui "dément" les préjugés

Un long métrage documentaire suit la création d'un court métrage par des personnes vivant avec un trouble psychique. Entre transmission, altitude et émotions brutes, "Soyons Fous" veut bousculer les préjugés sur la santé mentale.

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Un plateau de tournage sous un ciel bleu et devant une montagne.

Peut-on faire du cinéma quand on vit avec un trouble psychique et qu'on n'a jamais touché une caméra ? C'est le point de départ de Soyons Fous, documentaire réalisé par Quentin Perez et produit par Beyond Productions, né d'un autre constat : « les troubles psychiques isolent, et incitent à se taire pour ne pas être davantage isolé ».
En salles à partir du 17 février 2026, ce film prend le contre-pied de cette triste réalité pour retracer toutes les étapes de fabrication d'un court métrage par une équipe dont la plupart des membres vivent avec une maladie mentale. Des premières réunions d'écriture à la diffusion en festival, la caméra suit un processus qui s'échelonne sur plus d'un an.

Corinne Masiero et Emmanuelle Bercot en coulisses

Avant le tournage, des professionnels du cinéma dont Corinne Masiero, Emmanuelle Bercot et le chef opérateur Philippe Rousselot ont pu transmettre les bases techniques et artistiques à l'équipe d'une quinzaine de participants. Le film a ensuite été tourné dans les Hautes-Alpes, à 2 800 mètres d'altitude, en autonomie. Apprendre à raconter une histoire, à défendre un point de vue, à travailler ensemble… Plus qu'un film, ce projet est vecteur d'insertion socio-professionnelle. Objectif ? « Tordre le cou à l'essentialisation », explique le réalisateur, autrement dit éviter de réduire une personne à son diagnostic. Le film montre le processus, avec ses contraintes, ses désaccords et ses ajustements.

Un projet de sensibilisation structuré

Labellisé « Grande Cause Nationale », ce long métrage documentaire a vocation à devenir un outil de sensibilisation. Un tour de France de ciné-débat s'est d'ailleurs déjà étalé sur plusieurs dates, dans plusieurs villes, en novembre 2025. Une avant-première est prévue le 17 février 2026 au cinéma Alésia à Paris, en présence de l'équipe du film. D'autres actions sont envisagées auprès des jeunes publics, avec l'objectif affiché de contribuer à faire évoluer les représentations du handicap psychique.

©Beyond Productions

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Clotilde Costil, journaliste Handicap.fr"
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