Frais de transport personnes handicapées: qui croire?

2 janvier 2009 • Par Léon Denormandy

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Une porte parole de la Cnam affirme qu'il "n'y a pas de modification de la prise en charge de l'assurance-maladie pour les personnes handicapées", et "aucune économie n'a été demandée sur le transport des personnes handicapées". "Concrètement, pour les Caisses primaires d'assurance-maladie, il n'y a pas et il n'y aura pas de modification unilatérale dans les (remboursements de frais de) transports actuels des personnes handicapées", a-t-elle ajouté.

De son côté, le secrétariat d'Etat à la solidarité a confirmé qu'une réunion est prévue en janvier pour trancher. Une porte parole du secrétariat affirmant "Ce sont des cas particuliers, pas un problème national. S'il faut réajuster ou revoir un montant, ce sera probablement fait", a indiqué cette source.

L'Association des Paralysès de France (APF) a dénoncé le plafonnement à 200 euros par mois du remboursement de frais de transport pour les enfants handicapés par "quelques-unes des caisses primaires d'assurance-maladie", dont celle de l'Hérault. Son Président, Jean-Marie Barbier, déclarant "Pour les enfants qui habitent à 30 kilomètres de leur école, cette somme sera vite consommée", en cinq jours.
Selon lui, "quelques caisses primaires d'assurance-maladie ont indiqué qu'elles effectueraient ce remplacement" dès janvier. "On est sûr que c'est le cas pour l'Hérault. Pour les autres, on attend". "C'est dramatique, car on remplace quelque chose qui marche par un système dont on sait qu'il ne marchera pas", a-t-il ajouté.

Jean François Naton, administrateur CGT de la Cnam a précisé que le remboursement des frais de transport était jusqu'ici "à 100% et soumis à un avis médical". Son remplacement par une nouvelle "prestation de compensation du handicap" (PCH), plafonnée, avait été décidé par le gouvernement en février 2007, puis repoussé face aux protestations des associations.
"Il était question de mettre en place un système au cas par cas, mais depuis nous n'avons pas été consultés. Si cette décision devait être imposée, ce serait en contradiction avec tous les discours sur l'aide aux plus démunis", a-t-il ajouté.

Il reste à rapeller à Mme Valérie Létard, Secrétaire d'État à la Solidarité ses déclarations lors de la Journées Européennes des personnes handicapées début Décembre à Bruxelles."Le contexte économique n'est pas facile, les politiques en faveur des personnes handicapées ne doivent pas être une variable d'ajustement."

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