Politique du handicap de Macron : 69% des sondés révoltés !

Les Français en situation de handicap sont-ils satisfaits de la politique menée depuis un an par Emmanuel Macron ? Réponse dans une enquête APF. Le torchon brûle. Focus sur des chiffres sans équivoque.

28 juin 2018 • Par

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L'équipe d'Emmanuel Macron peine à convaincre. Les personnes concernées par un handicap affichent un état d'esprit bien plus pessimiste que l'ensemble des Français. 69% se disent « révoltés » face à la situation économique et sociale (+33 points par rapport à l'ensemble des Français), et 19% « résignés ». Au total, 85% sont très majoritairement mécontents de l'action du président de la République et de son gouvernement. A ce jour, ils ne sont donc que 15% à être satisfaits, dont seulement 2% très satisfaits. C'est ce que révèle une enquête (IFOP) dévoilée le 22 juin 2018 lors du 42e congrès national de l'association APF France handicap. Réalisée entre le 18 mai et le 7 juin 2018, elle totalise 2 868 personnes répondants, dont 70% en situation de handicap et 30% proches.

Et les promesses ?

Ce ressenti peu clément à l'égard du président s'explique probablement par le manque de promesses réalisées. En effet, ils sont 74% à déplorer l'absence de tenue des engagements pris lors de la campagne du candidat, alors que le handicap devait être la priorité de son quinquennat (article en lien ci-dessous). Parmi les sondés, 59% d'entre eux disent n'avoir pas du tout confiance en Emmanuel Macron et son gouvernement. Cette défiance très majoritaire (plus de 80%)  touche de nombreux domaines tels que l'amélioration de l'accessibilité aux lieux publics, aux transports, aux logements, ainsi que la lutte contre la pauvreté. Dans un contexte tendu, près de quatre personnes en situation de handicap sur dix ont le sentiment que la situation s'est dégradée. Elles déplorent les coups durs portés par la loi Elan sur le logement (10% des logements accessibles au lieu de 100) et jugent sévèrement la réforme de l'AAH (allocation adulte handicapé) malgré la revalorisation de 90 euros annoncée.

Priorités aux finances

Pour ce public averti, le domaine d'action dans lequel le gouvernement doit agir en priorité concerne les ressources financières : hausse des allocations et pensions pour sortir de la pauvreté et financement des aides humaines et matérielles liées au handicap. Après que le chef de l'État a qualifié les aides sociales de « pognon de dingue », le bât blesse… Face à ce constat, Alain Rochon, président d'APF France handicap, a interpellé Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du handicap, présente lors du congrès. Il a notamment déploré « le fossé (qui) ne cesse de se creuser entre la politique conduite et notre ressenti quotidien ». Ce baromètre de la confiance est un premier signal de défiance. APF France handicap promet de le renouveler chaque année.

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