À des milliers de kilomètres du Mondial-2026, une autre Coupe du monde se joue à Paris. Du lundi 6 au samedi 11 juillet 2026, 24 équipes de football « unifié » s'affrontent au stade Charléty.
Organisée par l'association américaine Special Olympics, cette troisième édition rassemble des équipes composées pour moitié de joueurs et joueuses en situation de handicap mental et pour moitié de partenaires sans handicap. L'objectif : favoriser l'inclusion par le sport.
« On ne voit même pas qui est en situation de handicap ou pas. L'athlète valide apporte sa plus-value, l'athlète en situation de handicap apporte sa singularité, son énergie. Les choses se font naturellement car le foot est un sport universel, pas besoin de trop parler », résume Daniel Nbone-Songue, éducateur sportif dans un institut médico-professionnel du Val-d'Oise.
Des équipes mixtes autour d'un même objectif
Chez les femmes, les 12 équipes, composées de joueuses âgées de 16 à 23 ans, disputent des rencontres à sept contre sept sur un demi-terrain. L'équipe de France réunit quatre joueuses porteuses d'un handicap mental et trois joueuses issues du centre de formation du Paris FC.
« On essaie de s'adapter car elles font du foot depuis moins longtemps que nous, mais sinon on joue normalement », explique Nina Dumans, joueuse du Paris FC, qui met son expérience internationale au service du collectif.
Chez les hommes, les équipes comptent 11 joueurs. La sélection française est composée de six footballeurs présentant une déficience intellectuelle et de cinq partenaires, pour la plupart issus du centre de formation du Paris FC.
Le sport, un levier de confiance
« Au début, on ne se connaissait pas trop mais c'est venu petit à petit. Maintenant on est ensemble et on va essayer d'aller le plus loin possible », confie Jules Sorbier, l'un des cocapitaines de l'équipe de France, accompagné dans sa recherche d'emploi par un institut médico-professionnel.
Pour lui, le handicap ne doit pas être une limite : « Même si on a un handicap, ça ne nous définit pas et on peut réussir, croire en nos rêves. »
Jacques Rivoal, président du comité local d'organisation, espère que la compétition donnera envie à davantage de jeunes en situation de handicap de pratiquer une activité physique. « Les bienfaits sont spectaculaires : les gamins prennent confiance en eux, ils gagnent en autonomie », souligne-t-il, tout en rappelant que les sections de sport adapté restent encore insuffisamment développées sur le territoire.
Une compétition ouverte à tous
« Accueillir cette Coupe du monde en France, après deux éditions aux États-Unis, illustre notre ambition de faire du sport un droit pour toutes et tous », a déclaré à l'AFP la ministre des Sports, Marina Ferrari. Elle rappelle que l'État mobilise chaque année plus de 40 millions d'euros pour soutenir la pratique parasportive.
La cérémonie d'ouverture s'est tenu lundi 6 juillet 2026 en fin d'après-midi, avant les rencontres France-Sénégal chez les garçons et France-Côte d'Ivoire chez les filles. Environ 5 000 spectateurs sont attendus au stade Charléty, où l'entrée est gratuite. En raison de la chaleur, les matches des jours suivants ont été avancés en matinée.
L'équipe de France masculine avait remporté la première édition de cette Coupe du monde, organisée en 2018 à Chicago.
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