Des handi'chiens pour détecter le Covid-19

Après les tests virologiques, antigéniques et sérologiques, bientôt le test olfactif canin ? En mars 2021, des handi'chiens ont analysé la sueur de 335 personnes afin de détecter d'éventuelles traces du Covid. Une étude qui a du flair !

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Le chien, un enjeu d'avenir pour le dépistage des maladies infectieuses ? Environ 300 canidés d'assistance de l'association Handi'chiens, actuellement déployés dans les Ehpad et établissements médico-sociaux, seront prochainement formés à la détection du Covid-19 afin d'être capables de détecter le virus en moins d'une seconde et avec une efficacité comparable aux tests PCR. Du 16 mars au 9 avril 2021, 335 personnes venues se faire dépister dans les centres de l'Hôtel Dieu et de la mairie du 14e arrondissement de Paris ont participé à cette expérience inédite, en avant-première, dans le cadre d'une étude menée par l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort (Enva). Une alternative non invasive et fiable à 95 % !

Résultat instantané et coût limité

Ces résultats, confirmés par des tests PCR, sont « très supérieurs à ce qui est exigé par la Haute autorité de santé concernant les tests de dépistage », se félicite le professeur Dominique Grandjean, vétérinaire et directeur de l'unité de médecine de l'élevage et du sport à l'Enva. Le principe ? Des échantillons de sueur axillaire ont été recueillis via des compresses posées deux minutes sous les aisselles des participants. Ils ont ensuite été enfermés dans des bocaux puis reniflés par au moins deux chiens différents via des « cônes d'olfaction ». La valeur ajoutée ? Un résultat instantané et un coût de mise en œuvre limité. « Une première mondiale et une vraie fierté ! », pour Dominique Grandjean.

Changer la perception des chiens

« Les chiens, dont l'odorat est 45 fois plus développé que celui de l'Homme, ont travaillé avec des échantillons de sueur et non d'urine, afin d'éviter tout risque de contamination pour eux et les chercheurs », explique l'association Handi'chiens. Prochaines étapes ? Réaliser le dépistage directement à partir de l'odeur corporelle des personnes ou des masques qu'elles ont portés et travailler sur les variants. Autre ambition : « établir une pyramide de formation à l'échelon national, dans l'éventualité où le gouvernement décide de déployer cette initiative », exhorte Dominique Grosjean, qui espère que cette expérience changera la perception du grand public à l'égard des canidés. Selon lui, ils ne sont pas simplement des « animaux de compagnie » mais « peuvent rendre de grands services à la société et sont, en plus, heureux de le faire car, pour eux, c'est une forme de jeu ».

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"

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