Connaître le handicap mental / la déficience mentale

Le terme "handicap mental" a longtemps servi de terme fourre-tout... Revenons à sa définition

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Le handicap mental, une seule définition ?

La Classification Internationale des Handicaps (CIH) donne la définition suivante de la déficience mentale (ou déficience intellectuelle) : Perturbation du degré de développement des fonctions cognitives telles que la perception, l'attention, la mémoire et la pensée ainsi que leur détérioration à la suite d'un processus pathologique.

Cette définition est corrélée par celle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui donne la définition suivante pour la déficience intellectuelle : « La personne ayant une déficience  intellectuelle a une capacité plus limitée d'apprentissage et un développement de l'intelligence qui diffère de la moyenne. »

L'Organisation Mondiale de la Santé classe les déficiences intellectuelles de la manière suivante :

  • Déficit intellectuel léger : il correspond à un score de QI situé entre 50 et 69.
  • Déficit intellectuel moyen : le score de QI est compris entre 35 et 49.
  • Déficit intellectuel grave : le QI est situé entre 20 et 34.
  • Déficit intellectuel profond : le QI est alors inférieur à 20.


Certaines associations insistent aussi sur la représentation et l'insertion de ces personnes dans la société et présentent donc le handicap mental  comme la conséquence sociale d'une déficience intellectuelle.

La déficience mentale peut s'installer d'emblée lors du développement psychique de l'enfant ou apparaître suite à une détérioration secondaire (épilepsie sévère, maladie mentale...). Les causes les plus fréquentes sont la trisomie 21 et le syndrome de l'X fragile.

Les conséquences sont des difficultés de réflexion, de conception, de mémorisation et d'évaluation des informations. Les personnes handicapées mentales ont par ailleurs du mal à évaluer le temps, à apprécier la valeur de l'argent, et à appréhender les conventions et règles tacites.

Les évolutions des classements des handicaps font que certains handicaps, qui appartenaient, historiquement, au "handicap mental" peuvent s'en trouver séparés aujourd'hui. Par ailleurs, une même personne peut, par exemple, avoir un handicap mental et un handicap cognitif, mais contrario avoir un handicap cognitif sans avoir de handicap mental.

Les origines du handicap mental

Les origines du handicap mental peuvent être diverses :

  • À la conception : maladies génétiques, aberrations chromosomiques, incompatibilité sanguine, etc.
  • Pendant la grossesse : radiation ionisante, virus, médicaments, parasites, alcool, tabac, rougeole ou rubéole chez la mère, toxines consommées (poissons contaminés au mercure), infections ou maladies contractées par la mère, carences alimentaires de la mère, etc.
  • À la naissance : souffrance cérébrale du nouveau-né, prématurité, exposition à des toxines ou infections lors de l'accouchement, pressions excessives sur la tête, etc.
  • Après la naissance : maladies infectieuses, virales ou métaboliques, intoxications, traumatismes crâniens, accidents du travail ou de la route, noyades, asphyxies, causes environnementales (manque de stimulation physique et sensorielle, absence de soins de santé...), etc.

Comment se comporter ?

Comportement

  • Pour que la communication s'établisse correctement, il est important d'être avenant afin de mettre en confiance l'interlocuteur. C'est plus agréable de s'adresser à quelqu'un en souriant que de rester froid et craintif.
  • Parlez normalement en faisant des phrases courtes et évitez de donner trop de détails.
  • Lorsque votre interlocuteur prend la parole laissez -lui finir son intervention. Ecoutez-le sans manifester d'impatience. Prenez le temps de le comprendre.
  • Les personnes ayant une déficience mentale ont parfois des centres d'intérêts privilégiés comme la musique, le foot, la télé et les animaux. Axer la conversation sur l'un de ces sujets peut renforcer la participation de l'interlocuteur.


Accompagner

  • En général, les personnes qui ont une déficience intellectuelle n'aiment pas le changement. Beaucoup d'entres elles sont souvent autonomes dans leurs déplacements et leur gestes au quotidien, mais il suffit parfois d'un imprévu pour qu'elles perdent leurs moyens. Votre aide peut être la bien venue.
  • Si la personne est perdue dans la rue, il faut s'assurer qu'elle a bien compris vos explications car il leur est parfois difficile d'appréhender les indications d'orientation. Le mieux serait de l'accompagner jusqu'à sa destination si la personne est d'accord.
  • Demandez toujours à la personne si vous pouvez lui prendre le bras pour la guider.
  • Prenez votre temps et adaptez-vous à son rythme.
  • En cas de difficulté grave, appelez le SAMU ou les pompiers mais pas la police.
  • Ne craignez pas d'entrer en contact, le handicap mental n'est pas contagieux !

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