Milan 2026 : le technicien, maillon clé du paraski

Alors que les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina ont débuté, Laurent Duffourd, technicien de l'équipe de France de para ski alpin, raconte en vidéo les coulisses d'une performance où chaque détail peut faire gagner... ou perdre.

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« On essaie de faire gagner un athlète, mais on est capable de le faire perdre si jamais ça ne se passe pas bien. » Cheville ouvrière de la compétition de para-ski alpin, Laurent Duffourd, technicien, reste pourtant dans l'ombre, à l'écart des flashs et micros tendus. Quelques jours avant le coup d'envoi des Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina (6-15 mars 2026), Handicap.fr a interrogé ce pro de la glisse, alors encore à Méribel (Savoie), avant de prendre la route direction l'Italie. Camions chargés de skis, valises supplémentaires, réglages millimétrés : « C'est un sacré chantier pour ne rien oublier. » Pendant les Jeux, l'organisation ressemble à une Coupe du monde… avec la pression médiatique en plus.

Para ski alpin : un sport à 120 km/h sous haute vigilance

En descente, les athlètes peuvent atteindre 100 à 120 km/h. Propulser ces champions sur la neige ne s'improvise donc pas. « C'est comme la Formule 1, c'est un sport dangereux », rappelle Laurent Duffourd. Chaque départ obéit à un protocole strict pour prévenir les accidents : vérification du matériel, contrôle des fixations, analyse des sensations. Les skieurs skieur teste plusieurs paires, chronomètre à l'appui. « Ce qui ressort le plus vite sera son choix de ski, mais aussi selon ses sensations. » Dans un collectif composé d'un chef d'équipe, de coachs assistants, de deux kinés, de deux techniciens et d'un médecin sur les épreuves de vitesse, la précision est une question de sécurité… et de podium.

Un lien quasi familial au service de la performance

Fort de 40 ans d'expérience dans le ski, dont 20 ans en haute compétition, Laurent Duffourd aborde aujourd'hui ses premières Olympiades avec les paras tricolores. « On vit quasi toute l'année ensemble. On a une relation familiale. » Une cellule soudée où la complicité promet d'être le moteur de la réussite, accompagnant les uns victorieux de « gros bisous », et consolant les autres, déçus du podium. Pour lui, qu'ils soient valides ou en situation de handicap, « ça reste des athlètes », avec « un chouïa en plus » : avoir franchi le cap du handicap au quotidien pour accéder au haut niveau. Dans la victoire comme dans la défaite, le technicien partage l'émotion. « Le but, c'est que les athlètes soient heureux et profitent de ces moments exceptionnels. » Aux Jeux paralympiques, la médaille se joue aussi dans l'ombre de la ski room.

© Handisport

Laurent Duffourd dans une photo de groupe floutée
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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Clotilde Costil, journaliste Handicap.fr"
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