« Combien faudra-t-il encore d'accidents et de décès pour que l'accessibilité des transports devienne une priorité réelle ? » La question est au cœur de la mobilisation organisée samedi 19 septembre 2026 à Paris, par un collectif de jeunes déficients visuels, qui demande une meilleure accessibilité des transports en commun. Le rassemblement est prévu à 13 heures place d'Italie, devant la mairie du 13e arrondissement. Cette mobilisation intervient après deux décès de personnes aveugles, à Paris et à Lyon, alors que ces dernières souhaitaient prendre le métro et sont tombées accidentellement sur les voies (Métro : danger mortel pour les malvoyants).
Encore difficile d'être autonome
Pour les organisateurs, les difficultés ne se limitent pas au métro parisien ni aux personnes aveugles et malvoyantes. Bus, métro, tramway, train… Tous présentent des obstacles pour accéder aux stations, s'orienter, être informés ou effectuer une correspondance sans demander d'aide. La situation est aussi problématique dans les territoires ruraux et périurbains, où l'absence d'accessibilité peut limiter l'accès à l'emploi, aux études ou encore aux soins (PAM en IDF : 730 trajets ESAT-domicile menacés ?).
Un plan national réclamé à Matignon
Les organisateurs de la mobilisation demandent la mise en place d'un plan national pluriannuel pour l'accessibilité des transports, construit avec les personnes concernées. Le collectif réclame un état des lieux de l'accessibilité des réseaux, une liste des équipements devant subir des travaux, mais aussi des échéances à court, moyen et long terme. Il requiert également des informations pour les voyageurs, accessibles visuellement et auditivement, le maintien des équipements indispensables et des solutions en cas de panne.
Cette mobilisation intervient alors que l'exécutif affirme vouloir faire de l'accessibilité une priorité de la période 2026-2029. Lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) du 4 septembre 2026, Emmanuel Macron a annoncé une stratégie nationale de l'accessibilité (CNH 2026 : quelles annonces pour le handicap ?). « Nous ne voulons plus de nouvelles annonces sans calendrier. Nous demandons des dates, des moyens et des résultats », répondent les jeunes déficients visuels.
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