Assistante de vie scolaire: ' Un soulagement pour les enseignants ' (témoignage)

Résumé : Arnaud postule à l'automne 2003 comme assistant d'éducation en collège. Il est contacté pour une place d'AVS et obtient son premier poste en février.

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« Je travaille auprès de deux enfants sur un mi-temps. J'accompagne Maxime deux matinées par semaine pour l'aider à palier ses difficultés de concentration et Jason deux journées complètes pour l'aider à compenser ses importants problèmes moteurs.
Mon arrivée a été un peu difficile. Il a fallu s'adapter à l'enfant, aux enseignants, à la famille, à l'organisation… J'ai rencontré les parents pour mieux connaître l'histoire de leur enfant.
Il faut bien resituer le rôle de l'AVS, faire attention à ne pas essayer de remplacer le maître. Expliquer aux autres enfants que je ne suis pas là pour eux. Il y a quelquefois confusion. J'ai eu aussi le sentiment de vouloir être utilisé par le maître, mais lorsqu'on arrive, ce n'est pas évident de recadrer les choses.
Il a fallu aussi que je fasse comprendre à Jason que je n'étais pas là pour faire le travail à sa place, car il avait tendance à me solliciter un peu trop !
Je participe aux réunions éducatives. Je pense avoir une position privilégiée pour parler des enfants alors que l'enseignant a une vue plus globale de sa classe. Je m'implique beaucoup, je passe pas mal de temps à collecter des infos. En cas de doute, j'interroge le responsable des AVS. Ma présence auprès des élèves libère du temps et de l'énergie pour les enseignants. Pour eux, c'est un soulagement.
J'aimerais bien continuer dans cette branche mais avec un statut plus défini. Il est question de validation d'acquis, mais je ne sais pas ce que cela va donner. »

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