Femmes handicapées victimes de violence : un numéro dédié !

Résumé : Retenez ce numéro : 01 40 47 06 06 ! Le 6 mars 2015, est lancée officiellement "Écoute Violences Femmes Handicapées", une plateforme téléphonique pour dire stop aux violences dont elles sont victimes.

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4 femmes handicapées sur 5 sont victimes de violences, selon l'ONU ! A l'avant-veille de la Journée internationale de la femme (qui a lieu le 8 mars 2015), un numéro d'appel pour dire stop aux violences faites aux femmes handicapées, annoncé en novembre 2014, est lancé officiellement : le 01 40 47 06 06. C'est une première en France. On doit cette initiative à l'association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA). Cette plateforme d'écoute est inaugurée le 6 mars dans les locaux de l'Assemblée nationale, en présence de personnalités politiques, associatives et institutionnelles.

Numéro, mode d'emploi !

Brimées, rabaissées, volées et parfois séquestrées, battues et violées, les femmes handicapées se retrouvent souvent seules et démunies. Désormais, elles auront une oreille attentive pour les écouter. « Toutes les femmes handicapées qui vivent des violences verbales, psychologiques, physiques, qui subissent des viols, doivent appeler ce numéro. La violence est interdite, il faut la combattre. Les femmes handicapées doivent la dénoncer », explique Maudy Piot, présidente de FDFA qu'elle a fondée en 2003, pour promouvoir la place de la femme en situation de handicap, quelle que soit sa singularité, dans la société. Ce numéro est disponible dès le 6 mars 2015. Ainsi, les femmes pourront en toute discrétion contacter la plateforme d'écoute, dans un premier temps deux demi-journées par semaine (lundi de 14h30 à 17h30 et jeudi de 10h à 13h). Dix écoutantes formées leur répondront, en binôme. En dehors de ces horaires et en cas de besoin, elles peuvent néanmoins joindre l'association FDFA à son numéro habituel (01 45 66 63 97).

Un chemin vers l'indépendance

« Ce qui est inédit, c'est que ce numéro ne fournit pas une simple écoute, c'est un chemin vers l'indépendance et l'autonomie », poursuit Maudy. Pour y parvenir, ces interlocutrices privilégiées les rencontreront, si elles le souhaitent, en terrain neutre. Les femmes auront ensuite la possibilité de se retrouver entre elles dans les locaux de l'association (Paris 15e) et puis de participer à un atelier « Beauté & bien-être » avec une socio-esthéticienne. Enfin, si elles le désirent, elles pourront prendre part à des ateliers « Convivialité », groupe de paroles mené par une psychologue, et « Emploi travail » mené par une professionnelle Hanploi. Tout est mis en œuvre pour que chaque femme puisse se réparer, en retrouvant l'estime d'elle-même et le courage d'aller de l'avant. « Écoute Violences Femmes Handicapées, ce n'est pas seulement un numéro de téléphone, c'est tout un cheminement, conclut Maudy. »

Un autre numéro

A noter qu'il existe par ailleurs, depuis 2008, une plateforme nationale destinée à toute personne témoin (ou victime) d'une situation de maltraitance envers une personne âgée, handicapée ou, d'une manière générale, vulnérable. Le 3977 est un numéro court, facilement mémorisable, qui répond du lundi au vendredi de 9h à 19h. La prise en charge de la demande se fait alors en plusieurs étapes (article en lien ci-dessous).

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"


Commentaires

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Le 06-03-2015 par legrand :
formidable, depuis des années ,nous nous débattons, en effet ma fille mal voyante se fait frapper dans les bus pour la demande d'une place reserve, les gens dans le bius ont declares elle est pas aveugle, de plus elle est epyleptique, la police ne s'interesse pas, les services sociaux, lui ont retire la garde de sa fille agés de 7 mois, aujourd'hui elle en a 16, et ma fille est humilier pas es services sociaux, aidez nous, nous avons besoins d'être entendues, non plus caches, merci de faire suivre cet article

Le 29-09-2015 par Paupiette :
Pour que des femmes en situation de handicap soient aidées par l'association de Maudy Piot, il faut qu'elles crachent 32 euros. Ces femmes sont en situation de grande vulnérabilité et de détresse. Que FDFA réclame autant d'argent de la part d'adhérentes potentielles alors que l'association est sponsorisée très largement par l'état, cela est totalement indécent.

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