5 053,4 kilomètres…

Résumé : Rédigé sur la base des informations fournies par le site personnel de Bernard Grojean et le site officiel de la TransEurope-FootRace

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Le plus long des jours de l'été, nous ne prêtions guère d'attention à ce que faisait Harry Potter : le 21 juin dernier, la première [BB]TransEurope-FootRace[EB] arrivait à son terme, portant Bernard Grojean sur la plus haute marche du podium, accompagné de sa chienne Mélodie et de son suiveur de Guy Theureaux. Quel podium ? Le podium qui attendait les rescapés d'une course qui, en soixante-quatre étapes consécutives, du 19 avril à la Saint Jean, emmena ses participants des bords du Tage à Moscou. Quarante-huit passionnés s'inscrivirent afin de s'élancer du point où partaient les explorateurs des mers il y a des siècles. Seuls vingt-deux intrépides arrivèrent en terre russe. Entre les deux, huit pays, 5053,4 kilomètres de routes, pistes, villages, villes, rivières et autoroutes. Beau parcours… Oui, mais en courant ! Ou presque.

La course, Bernard Grojean l'a remportée en fauteuil roulant et, surtout, pour qui a suivi l'événement, avec panache. Au-delà de la performance des [BB]469 heures, 32 minutes et 12 secondes pour parcourir la distance de 120 marathons[EB], il y a aussi l'aventure humaine et l'esprit du sport. Le sport, c'est la persévérance au cours des cinquante-neuf jours nécessaires afin de prendre la tête du classement général, ou bien les trente-trois étapes remportées (dont les dix-huit dernières) ou, encore, un sprint avec le premier au classement général, quelque part entre Oucques et Auneau. Mais c'est aussi ce quart d'heure passé à gravir une côte de 400 mètres lors de la vingt-huitième étape (la franco-belge) : tel Philippidès il ne faiblit point. Et la première victoire lors de l'arrivée à Tordesillas, où fut décidé le partage du monde en 1494.

L'aventure humaine, c'est le défi à soi-même et la découverte permanente. C'est discuter du code de la route avec la police au Pays Basque, autant que d'être escorté par la force publique biélorusse afin d'utiliser une voie d'autoroute plutôt que la bande d'arrêt d'urgence trop mauvaise… C'est aussi la petite aide d'autochtones pour passer par dessus la chaîne d'un pont piétonnier et gravir des marches à Salamanque, ou bien un cameraman allemand qui actionne son réseau pour souder un support de pied. Mais c'est surtout le défi permanent des crevaisons, au départ de Tordesillas ou lors des 14eme, 21eme et 24eme étape, le recours au pédalier manuel après des ennuis de vérin de direction : que de temps à rattraper… Abandonner ? Non, même pas après avoir été renversé par une voiture. Car du temps il y en a toujours assez. Assez pour se préoccuper du sort des autres coureurs, jusqu'à les assister lorsqu'il n'y a personne d'autre pour le faire. Au fond, loin des media (à l'exception de ceux portugais, espagnols, allemands, biélorusses et russes…), Bernard Grojean a simplement donné au sport une dimension qui force le respect et l'admiration.


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