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Trajectoire : Alain, auxiliaire de vie

Résumé : À 34 ans, ce jeune lyonnais a trouvé sa voie en devenant auxiliaire de vie au sein d'une structure de vie accueillant des personnes lourdement handicapées.

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Rencontre.
Atteint d'hémiplégie légère, Alain Charrat intègre à l'âge de 12 ans la Fondation Richard. Son handicap l'empêche de suivre une scolarité normale, néanmoins, après une formation professionnelle, il trouve rapidement un job d'intérimaire dans une imprimerie : « ça a tout de suite marché » explique t'il avant d'ajouter que le travail à la chaîne, ce n'était pas vraiment fait pour lui. Qu'importe, il quitte l'entreprise pour rejoindre le personnel du magasin Décathlon d'Ecully, en proche banlieue lyonnaise. Il y passera huit ans, comme vendeur spécialisé en sports collectif : « c'est normal, j'avais toujours beaucoup pratiqué le handisport… » La reconnaissance de Travailleur Handicapé ? Alain répète à l'envi qu'elle lui a ouvert beaucoup de portes dans le monde du travail expliquant que « cette reconnaissance fait un peu des personnes handicapées des privilégiés par rapport aux valides ».

Mais il se lasse de son emploi, encadre de jeunes joueurs de foot-fauteuil et rencontre à cette occasion deux éducatrices qui ont en tête un projet d'appartement pour personnes lourdement handicapées et cherchent des auxiliaires de vie. Le voilà embauché par l'association ALE – Avenir, Liberté, Egalité ». Il suit une formation de neuf mois et passe un D.E.A.V.S ( Diplôme d'Etat d' Auxiliaire de Vie Sociale ) que finance son employeur .
un diplôme d'action sanitaire et sociale. Dans ses rapports avec les résidants, Alain considère son handicap comme un facteur favorable : « J'ai toujours vécu dans le monde du handicap. Je suis handicapé, ma sœur est plus handicapée que moi… je sais de quoi je parle quand je réponds à leurs questions sur le sujet » poursuit Alain. Du point de vue physique, il affirme que sa tâche n'est pas si difficile avec une seule jambe valide : « C'est vrai, je travaille avec des IMC lourds, des personnes devenues handicapées après un accident ou une maladie, des myopathes…, mais les appareils avec lesquels je travaille m'évitent de faire des efforts importants … » A n'en pas douter, Alain a trouvé sa voie, celle de l'épanouissement personnel au service des autres.

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