Autisme-film: "Toi et moi, on s'appelle par nos prénoms"

Résumé : "Le Papotin" a vingt ans. Ce journal, unique en son genre, est fait par des autistes : dans un documentaire émouvant diffusé par France 3, Marc Lavoine, qui soutient depuis des années la démarche, apporte son regard grave et tendre sur "la différ

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Diffusion le 3 avril à 22h35 sur France 3
Par Marie-Dominique FOLLAIN

PARIS, 31 mars 2011 (AFP) -
Pour célébrer l'anniversaire du journal, douze femmes "d'âges différents, de couleurs différentes, de professions et de convictions politiques différentes" ont accepté d'être interviewées par les journalistes-autistes du Papotin. Parmi elles, Simone Veil, Fadela Amara, Valérie Lemercier, Roselyne Bachelot ou encore Justine Lévy.
Le documentaire qui en résulte, "Toi et moi, on s'appelle par nos prénoms", est réalisé par Juliette Bot.
Marc Lavoine confie avoir découvert l'autisme quand il était enfant. Le bus qu'il prenait pour aller au collège conduisait de jeunes handicapés à l'hôpital de jour. "J'ai trouvé qu'on avait des ressemblances sur l'intime, nos comportements, nos troubles, les rapports à notre corps, à notre environnement, à nos parents", explique le chanteur à l'AFP.
Plus tard, il se servira de sa notoriété pour soutenir la cause des autistes avant de découvrir "Le Papotin" et son rédacteur en chef Driss El-Kesri.
Dans le film, il y a Arnaud le séducteur, Anselme le poète, Thomas le chanteur et bien d'autres. Face aux personnalités, le tutoiement est instinctif, les questions apparaissent déroutantes. Le rire succède à l'émotion.
"Je n'ai jamais été sur les plates-bandes de la santé ou de la politique, mais toujours sur la ligne de l'artistique, ce sont des auteurs", dit Marc Lavoine. "S'il existe une passerelle pouvant relier un monde à l'autre, c'est la passerelle artistique", insiste-t-il.
Un livre racontant l'histoire de ces jeunes auteurs et du documentaire doit sortir en avril: "Si le livre marche, ils ne seront plus simplement des patients". Et si les droits d'auteur sont au rendez-vous, le chanteur imagine "ouvrir un vrai lieu à Paris, géré par des éducateurs, avec des psychologues, où les parents auraient une reconnaissance".
Pour lui, le regard sur l'autisme change. "C'est dur et c'est long, mais tous les jours, je me dis que ça avance un peu. La preuve, il y a 18 ans, ce journal allait mourir, 20 ans plus tard on fête son anniversaire, on invite douze femmes célèbres, on tourne un documentaire et on fait un bouquin".
Mais le plus important, "c'est de prendre chez eux des leçons de vie que nous avons oubliées".
Mdf/fa/bfa

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