Emploi : le handicap arôme biscuits !

Résumé : 'Michel et Augustin', les gourmands connaissent sûrement. De fameux sablés et autres diableries ! L'histoire de 2 copains qui se lancent dans une aventure professionnelle aussi alimentaire qu'humaine. Martin, travailleur handicapé, a rejoint l

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Ils se définissent comme les « trublions du goût ». Des petits sablés, cookies et produits laitiers qui font parfois la Une des magazines, notamment lorsqu'en période électorale les « vrais » Michel et Augustin décident de sortir une boite de sablés à l'effigie des candidats Sarkozy et Hollande et de leurs compagnes. Une stratégie commerciale impertinente, fondée sur le bouche-à-oreilles, nourrie de provoc et qui fait la chasse aux conventions... Alors, dans ce contexte, embaucher un travailleur handicapé tombait sous le sens.

Valeur fondatrice : l'amitié !


L'aventure Michel et Augustin commence en 2004 lorsque deux copains, Augustin Paluel-Marmont et Michel de Rovira, décident de s'associer pour monter une biscuiterie artisanale et atypique... dans leur propre four ! La valeur fondatrice de cette société, c'est l'amitié. Mais ce modèle est-il extensible en dehors du duo ? Peut-on mêler à la fois la croissance et la productivité à l'attention portée aux autres et pourquoi pas à certains employés fragilisés par le handicap ? « Oui, répond Augustin. Je privilégierai toujours le savoir-être et le respect de mes employés ! Ce n'est pas moi qui recrute, on se recrute mutuellement ! Pour chaque candidat, il peut y avoir cinq à dix entretiens. Impossible de cerner quelqu'un en une seule fois. » Huit ans plus tard, la société a quitté la cuisine familiale et compte 35 recrues !

Martin, livreur handicapé


Michel et Augustin, à l'unisson, ont donc décidé d'embaucher Martin, 22 ans, déficient mental. C'est lui qui a la responsabilité de livrer les biscuits, en métro, en RER, parfois en TGV. Martin fait ses premiers pas dans l'entreprise lors d'un stage. Une immersion en douceur, sans pression, qui débouche rapidement sur un contrat en CDD, et enfin en CDI. L'association AVEC opère un suivi régulier. Un bref entretien hebdomadaire avec Martin permet de faire le point sur ses difficultés éventuelles et de trouver des solutions pour que son travail soit totalement opérationnel. En confiance, Martin accepte, petit à petit de nouvelles responsabilités. « Le handicap de Martin, on n'y fait même plus attention ! Il fait partie de l'équipe à part entière. » Et lorsqu'il faut partir à 4h du matin, direction le marché de Rungis, le jeune homme répond toujours présent !

Souplesse paternaliste


Ce type d'entreprises, qu'on appelait autrefois paternalistes, a souvent, en dépit de certains préjugés, des résultats positifs en matière de gestion du personnel, consolidée par une attitude bienveillante et protectrice. Plus souples, plus à l'écoute, comme un « bon père » le serait avec ses enfants... « Nous avons une vision de la vie très positive, au service des autres. Le travail doit être une source de plaisir et d'épanouissement. Les rares fois où cela ne se passe pas bien c'est lorsqu'on a oublié de communiquer, de partager et de mettre les choses sur la table... » Un état d'esprit et une structure qui, en ce qui concerne l'approche du handicap, s'avèrent parfois plus efficaces que dans certaines grandes entreprises qui se sont dotées de missions handicap avec des process plus complexes. « Martin était un gars un peu paumé à qui l'on a donné sa chance, confie Augustin. Et qui a eu l'intelligence de la saisir ! "

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