Agefiph, j'ai le bon profil !

Lycées franciliens : quoi de neuf pour le handicap en 2017?

Résumé : Quelle rentrée pour les lycéens en situation de handicap en Ile-de-France? Seuls 24 lycées sont accessibles sur 465. En attendant les travaux, la Région promet un accueil personnalisé pour permettre à chacun de suivre les études de son choix.

Par , le 

Réagissez à cet article !

Le 4 septembre, c'est la rentrée ! On s'active devant les tableaux noirs. Tandis que le 29 août 2017, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, dévoile son programme national en 81 pages (article en lien ci-dessous), certaines régions  déclinent leur politique locale en termes de handicap. C'est le cas de l'Ile-de-France, qui promet un « accueil personnalisé » à tous les lycéens handicapés.

Des lycées accessibles

L'accessibilité des lycées incombe aux conseils régionaux ; le communiqué de presse de la région francilienne consacre donc une rubrique aux plusieurs centaines d'élèves handicapés moteurs qui, à chaque rentrée, sont à la recherche d'un lycée pouvant les accueillir. Désormais gérée par Valérie Pécresse (Les Républicains),  la Région estime que la « réponse apportée par la précédente majorité » n'a pas été « à la hauteur des enjeux ». En 2016, seuls 12 lycées sur 469, soit 2,5%, étaient pleinement accessibles. On se souvient du tollé qu'avait provoqué, en octobre 2016, l'affaire Amélie, menacée de changer de lycée à Paris parce qu'elle se déplaçait en fauteuil roulant dans un établissement non adapté (article en lien ci-dessous).

Le lycéen au cœur des préoccupations

L'ensemble des actions à mettre en œuvre dans le cadre de l'Agenda d'accessibilité programmée (Ad'AP) est évalué à 488 millions d'euros. Afin de parvenir à des lycées 100% accessibles et pour faciliter les futurs travaux, plusieurs référentiels ont été élaborés et diffusés en 2017. La Région affirme donc « s'engager pour que les choses évoluent enfin » mais, face au retard accumulé, elle précise que sa priorité est de « placer le lycéen, et non plus les bâtiments, au centre de ses préoccupations ». L'objectif étant d'offrir à chacun, quel que soit son handicap, la possibilité de poursuivre les études de son choix dans un établissement à proximité de son domicile, sans attendre la réalisation de travaux d'envergure.

Un référent unique dans la région

Cet accueil personnalisé s'appuie sur la mise en place d'un référent unique pour les familles au sein de la Région. Il concerne essentiellement trois catégories d'élèves en situation de handicap : les collégiens de troisième, dont l'affectation finale a lieu fin mai, les élèves de post-bac, dont l'affectation finale se fait à partir des résultats d'admission au baccalauréat après les séances de rattrapage, le cas échéant jusqu'à mi-juillet, et les élèves des nouvelles classes Ulis (unités localisées pour l'inclusion scolaire), dont la création est en principe connue des académies vers fin janvier. Au cours des deux dernières années scolaires, des travaux d'accessibilité « sur mesure » ont ainsi été réalisés dans douze établissements, bénéficiant à 51 élèves, dont 29 avec un handicap moteur, pour un montant global de 803 000 euros.

Du côté des Ulis

En moyenne, un tiers des établissements des trois académies d'Ile-de-France dispose d'une Ulis, ces Unités localisés pour l'inclusion scolaire (Ulis) qui permettent de scolariser par petits groupes des élèves ayant des handicaps auditifs, visuels ou cognitifs. L'objectif affiché du ministère de l'Éducation nationale est d'avoir une Ulis par établissement ; pour cette raison, chaque académie crée, tous les ans, une dizaine de nouvelles Ulis. En fonction des types de handicap, des travaux d'adaptation plus ou moins lourds sont nécessaires. Pour ce faire, la Région a investi 330 000 euros pour l'année scolaire 2016-2017, qui ont servi à financer les travaux de deux classes pour des élèves autistes et malentendants et une classe spécifique pour ceux avec un handicap moteur. La Région affirme avoir également « œuvré pour permettre l'accueil personnalisé de quatre élèves, dont trois en fauteuil roulant et un avec une déficience visuelle ». Au total, ce sont donc sept établissements qui ont bénéficié de ces investissements.

La formation des agents

Parce que, selon la Région, « il est crucial de former les agents susceptibles d'accueillir les personnes handicapées », de « nombreuses actions ont été réalisées en direction du personnel d'accueil des lycées ».  Ils bénéficient, par exemple, d'une journée de sensibilisation sur ce thème, qui leur permet de mieux appréhender les besoins spécifiques. Une dizaine de sessions a été organisée au cours du premier semestre 2016. Dans le cadre de la convention passée entre la Région et le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (Fiphfp), les encadrants du siège et des lycées ont également été sensibilisés au handicap.

© Wikipedia

Réagissez à cet article !  

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"


Soumettre votre avis

Rappel :

  • Merci de bien vouloir éviter les messages diffamatoires, insultants, tendancieux...
  • Pour les questions personnelles générales, prenez contact avec nos assistants
  • Avant d'être affiché, votre message devra être validé via un mail que vous recevrez.

Haut

Recevez la newsletter Handicap.fr