Chien-guide d'aveugle : une semaine rien que pour lui !

Résumé : La 5e Semaine du chien-guide d'aveugle a lieu du 18 au 25 septembre 2016. Au programme : démonstrations, colloque et ouverture de centres d'éducation pour mieux comprendre le travail de cet animal qui facilite le quotidien.

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Pour Laurent, retraité de 65 ans, son chien Duffy est un véritable facilitateur de relations sociales : « Il y a un an, j'ai intégré un groupe de danse folk d'une trentaine de personnes que je connaissais à peine, dans un lieu que je n'arrivais pas à situer, raconte-t-il. Duffy a réussi à m'y conduire sans problème. Au bout d'une dizaine de minutes à parler de lui, j'étais totalement intégré, ce qui ne se serait pas passé aussi simplement avec une canne blanche. » Anaïs, 13 ans, explique quant à elle pouvoir aller au collège en toute autonomie grâce à sa chienne : « C'est beaucoup moins fatigant pour moi. Je me laisse guider en lui faisant totalement confiance. Elle est assise à côté de moi en classe, où elle reste calme, même si on l'entend parfois ronfler, ce qui fait sourire mes voisins ». Retrouver une vie sociale, prendre les transports en commun de façon autonome, se déplacer en toute confiance… Un chien-guide d'aveugle permet tout cela, et plus encore. Pourtant, en 2016, trop peu de personnes bénéficient de cet accompagnement. 

Neuf portes-ouvertes en France

À l'occasion de la Semaine du chien-guide d'aveugle, du 18 au 25 septembre 2016, elle organise des événements de sensibilisation d'envergure nationale. Le 25 septembre 2016, les centres d'éducation des 9 associations régionales de la Fédération ouvrent leurs portes au grand public. Cette journée de sensibilisation permettra d'assister, dans plusieurs régions, à une séance d'obéissance par les familles d'accueil. Des démonstrations d'éducation et des stands d'information seront également mis en place. Plus ludiques, des ateliers prévoient des mises en situation interactives pour les visiteurs, tels qu'un parcours à effectuer dans le noir ou les yeux bandés, avec une canne et un chien guide, ou encore des dégustations – gustatives et olfactives – dans l'obscurité totale. Des animations pensées pour se rendre compte, concrètement, de l'apport indispensable de ce partenaire. Au centre de Paris, le planning du 25 septembre s'annonce tout aussi riche : village associatif, atelier de massages canins, initiation au braille et parcours avec lunettes de simulation.

Un accompagnement tout terrain

Véritable guide tout terrain, le chien-guide d'aveugle apporte liberté et confiance. Pour rappel, il a le droit d'entrer librement et gratuitement dans tous les lieux ouverts au public. Il bénéficie généralement d'une éducation de haute qualité et est remis gratuitement aux personnes en situation de déficience visuelle. Au nombre de 600 environ, les familles d'accueil partagent la vie d'un chiot à partir de deux mois et durant un an, afin de le socialiser. L'association prend en charge l'alimentation et les frais vétérinaires. Après quoi, le chien retourne à l'école où il sera formé pendant au moins six mois avant d'être remis gratuitement à son nouveau maître, déficient visuel. Coût de la formation : 25 000 euros, selon la fédération, qui dépend
largement des dons et des legs du public. 

Ouvrir le dialogue avec les professionnels de santé

Avec quelque 200 chiens remis chaque année, seules "1 500 personnes bénéficient" actuellement d'un tel compagnon, "alors que nous dénombrons 60 000 personnes non voyantes et 140 000 personnes très malvoyantes", regrette Paul Charles, le président de la FFAC (Fédération française des associations de chiens guides d'aveugles). Désireuse d'augmenter le nombre de chiens délivrés, la fédération souhaite également réduire les délais d'attente, qui varient de six mois à deux ans selon les départements. Elle espère aussi "ouvrir un dialogue" avec les professionnels de santé, selon M. Charles, "pour leur donner les outils de connaissance sur le chien-guide d'aveugle" afin qu'ils puissent "conseiller, orienter" leur patients et leur "permettre de gagner en autonomie"L'aspect médical de la relation entre un maître malvoyant et son chien sera d'ailleurs abordé lors d'un colloque le 20 septembre, au Conseil économique, social et environnemental (Cese) à Paris (16). 

© Joëlle Dollé / FFAC

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Aimée Le Goff, journaliste Handicap.fr"


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