Santé pour la vie ? Un défi à relever dès la petite enfance

Résumé : Une santé pour la vie, ça se prépare dès l'enfance ! 53 pays étudient la possibilité de mener des actions précoces puis de générer des réactions en chaîne afin de rester en bonne santé tout au long de l'existence.

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Les expériences négatives vécues dans la prime enfance influent-elles sur le développement cérébral et l'ADN ? Quel rôle le bien-être mental et physique de la mère enceinte joue-t-il dans le développement de l'enfant ? Quelle est l'importance d'une enfance heureuse ? A quoi peuvent bien mener de telles interrogations ? Peut-être à nouvelle approche qui prendrait en compte la santé durant tout le cycle de vie. C'est sur ce sujet qu'ont planché 53 états membres lors de la Conférence ministérielle européenne de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) dans le contexte de Santé 2020, qui s'est tenue les 21 et 22 octobre 2015 à Minsk (Bélarus). Une première en Europe !

Un bon départ dans la vie

Se posant la question suivante, « Les expériences négatives vécues pendant l'enfance suscitent-elles l'apparition de maladies à un stade ultérieur de l'existence ? », ses experts suggèrent d'envisager l'élaboration de politiques sous un nouvel angle, qui prendrait en compte la santé à toutes les phases transitoires de la vie, à tous les âges et même d'une génération à l'autre. « Nous savons que, dans la majorité des cas, le développement des cellules cérébrales a lieu avant l'âge de trois ans, de sorte qu'un bon départ dans la vie s'avère particulièrement déterminant pour l'avenir de l'enfant », a déclaré le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe.

La santé à tout moment

« Bien qu'un bon départ puisse générer une réaction en chaîne sur la santé pendant toute la durée de la vie, la santé peut néanmoins être créée à tout moment. Si nous voulons vraiment améliorer la santé des populations, nous devons comprendre les mécanismes gérant les capacités d'adaptation et d'auto-prise en charge », a ajouté le docteur Jakab. « Des études ont montré que l'instauration de la résilience émotionnelle et l'optimisation des bienfaits de l'éducation sont les principaux indicateurs de la bonne santé et du bien-être tout au long de l'existence. Nous ne pouvons nous permettre de nous focaliser uniquement sur la santé à travers le secteur de la santé : les partenariats intersectoriels jouent également un rôle fondamental ».

Des politiques pour optimiser la santé ?

Ces recherches analysent la façon dont les expositions physiques et sociales pendant la gestation, l'enfance, l'adolescence, le début de l'âge adulte et au-delà exercent des effets à long terme sur la santé et le risque de maladies. La prise en compte de la santé à toutes les étapes de la vie et dans une perspective globale peut donc aider les responsables politiques à comprendre les liens existant entre, d'une part, les premières expériences et expositions de la vie et, d'autre part, l'apparition ultérieure de maladies. Il sera dès lors possible de mettre au point des interventions susceptibles d'optimiser la santé et le bien-être, et de préserver les fonctions physiques et cognitives à tous les stades de l'existence.

« Hôpitaux amis des bébés »

Plusieurs pays ont déjà adopté avec succès cette approche dans l'élaboration de leurs politiques. Au Royaume-Uni, par exemple, les centres Sure Start pour les enfants visent à améliorer la qualité de l'alimentation, le bien-être et les niveaux d'activité physique des femmes en âge de procréer et issues de milieux défavorisés ; l'intervention a un effet protecteur sur le sentiment de maîtrise et d'auto-efficacité de ces femmes. Au niveau mondial, l'initiative « Hôpitaux amis des bébés » de l'OMS et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance encourage les hôpitaux à mettre en place des politiques d'allaitement maternel et à former le personnel de manière à promouvoir et à soutenir cette pratique. Parmi les avantages de l'allaitement maternel exclusif : la diminution du risque d'obésité infantile, de maladies cardiaques, de diabète sucré, de diarrhée, d'infections respiratoires et d'allergies, ainsi que la contribution au développement d'un quotient intellectuel élevé.

La Conférence de Minsk a donc abordé ces questions complexes et engagé un processus d'élaboration des politiques en vue de maximiser le pic de santé au cours des premières années de vie, de maintenir ce pic dans l'adolescence et de limiter autant que possible la perte de santé aux stades ultérieurs de l'existence.

© Jenny Sturm/Fotolia

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"


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