3977: les alertes maltraitances handicap toujours en hausse

La hausse des appels au 3977, ligne dédiée aux violences faites aux personnes handicapées et âgées se poursuit, à 75 % au domicile. Dans les établissements, les soignants seraient débordés par la pénurie de personnel, accentuant les négligences.

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3977, la ligne téléphonique, dédiée à la lutte contre les violences envers les personnes âgées ou handicapées, a fait état le 15 novembre 2021 d'une "hausse persistante" des alertes, avec 2 205 dossiers ouverts au troisième trimestre 2021, soit une augmentation de 22% sur un an. Parmi ces dossiers, 1 646 présentent une suspicion de maltraitance, indique le 3977 dans un message adressé à l'AFP.

Des personnels débordés ?

Les maltraitances psychologiques arrivent en première ligne (30%), suivies des négligences (21%) et des violences physiques (17%). Le non-respect des droits de la personne a augmenté de 94% par rapport à la même période de 2020. Un quart des alertes concernent des maisons de retraite ou des établissements pour adultes handicapés. Les dysfonctionnements signalés relèvent le plus souvent de négligences et de réponses jugées insuffisantes, dues notamment "à la fatigue des soignants, qui sont débordés et qui ne sont pas assez nombreux" (article en lien ci-dessous), commente Isabelle Gillet, responsable de la plateforme d'écoute, créée en 2012 et financée par les pouvoirs publics. Les trois quarts des signalements sont relatifs à des faits survenus au domicile familial. "Le Covid a amplifié les tensions dans les foyers", analyse Pierre Czernichow, président de la fédération qui opère la ligne téléphonique.

5 % des situations de maltraitance signalées

"En 2020, il y a eu un déficit d'appels, à cause du confinement. Puis, nous avons connu un rebond en 2021. Mais ce qui n'est pas normal, c'est que cette hausse dure toujours, même après neuf mois", poursuit-il. Selon M. Czernichow, seulement 5% des situations de maltraitances sont signalées. "Quand on dit qu'il y a une hausse, on ne sait pas si c'est parce que les gens appellent plus souvent, ou si c'est parce qu'il y a plus de violences", relève-t-il. "Les alertes que nous recevons, c'est une goutte d'eau dans la mer, une toute petite partie de la réalité. Ne pas en parler, c'est la façon la plus sûre pour que cela se réitère", estime le responsable associatif.

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