Aide à domicile : 2 000 € pour une voiture électrique

Dès le 1er septembre 2026, les aides à domicile pourront bénéficier d'un soutien d'environ 2 000 € pour acheter ou louer une voiture électrique d'occasion. Une réponse aux difficultés de mobilité d'un métier qui sillonne les routes.

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Une main est en train de charger un véhicule électrique (VE)

Pour les plus de 500 000 aides à domicile qui arpentent quotidiennement les routes de France, la voiture n'est pas un confort : c'est un outil de travail (indispensable au maintien à domicile). Chaque jour, ils se déplacent chez des personnes en perte d'autonomie ou en situation de handicap, parfois sur de longues distances, notamment dans les territoires ruraux et périurbains. Après le leasing électrique destiné aux véhicules neufs, le gouvernement annonce une nouvelle aide d'environ 2 000 euros par véhicule pour l'achat ou la location longue durée d'une voiture électrique d'occasion. Le dispositif, financé via les certificats d'économies d'énergie (CEE), doit entrer en vigueur le 1er septembre 2026.

Concrètement, le véhicule devra avoir été immatriculé pour la première fois en France entre 2017 et 2023 et son prix d'acquisition ne pourra pas dépasser 25 000 euros TTC. Le gouvernement vise une flotte de 30 000 véhicules électriques pour les aides à domicile. Pour la location, l'objectif affiché est de proposer des offres sans apport, avec un loyer compris entre 50 et 100 euros par mois, selon le modèle. « Il s'agit d'apporter une réponse concrète aux difficultés de mobilité quotidiennes tout en accélérant la décarbonation du secteur », souligne l'exécutif.

Après la polémique sur le carburant

Cette annonce intervient dans un contexte particulier pour ces métiers très dépendants de la voiture. Au printemps, la flambée des prix à la pompe dans un contexte de guerre au Moyen-Orient avait ravivé les inquiétudes du secteur : les aides à domicile et les infirmiers libéraux n'avaient pas été intégrées au « prêt flash carburant », réservé à certaines professions pour lesquelles le carburant représente plus de 5 % du chiffre d'affaires (Carburant : l'aide à domicile bientôt à sec ?). Des professionnels alertaient alors sur le risque de travailler à perte et, à terme, de réduire certaines interventions. Après moultes débats, ces derniers avaient finalement bénéficié de mesures spécifiques, notamment d'une revalorisation des indemnités kilométriques depuis juin (Aide à domicile : un coup de pouce financier validé !).

La nouvelle mesure ne constitue toutefois pas une compensation directe de ces surcoûts de carburant : elle accompagne (surtout) le passage vers l'électrique. Le gouvernement présente ce choix comme un levier à la fois de pouvoir d'achat, d'attractivité des métiers et de continuité de l'aide à domicile. « Les aides à domicile sont indispensables pour permettre à des millions de Français de continuer à vivre chez eux », rappelle Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées. Reste désormais à vérifier si cette incitation financière suffira à convaincre des professionnels aux revenus contraints de sauter le pas vers le zéro émission.

© pattia de PattPaulStudio / Canva

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Clotilde Costil, journaliste Handicap.fr"
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