Une forte poussée de l'aide sociale à l'enfance
Dans le détail, les dépenses annuelles brutes allouées à l'aide sociale à l'enfance se sont élevées à 11,7 milliards d'euros, soit une augmentation de 6,7 % par rapport à 2023.
« Cette progression nationale recouvre toutefois des disparités territoriales importantes, certains départements enregistrant des hausses nettement supérieures à la moyenne », à l'image des Hautes-Alpes, des Côtes-d'Armor ou encore de la Guyane (+20 %).
Handicap et grand âge : des besoins croissants
Concernant les aides sociales à destination des personnes handicapées, les dépenses augmentent de 6,2 % en un an pour atteindre 10,9 milliards d'euros en 2024. Près de deux tiers (61,8 %) sont consacrées aux aides à l'accueil, devant les autres dépenses d'aide à domicile (repas en foyer, aides ménagères, etc.) qui, elles, augmentent de 9,5 %.
Quant aux dépenses d'aide sociale aux personnes âgées, elles progressent de 4,1 % en un an pour s'établir à 9,2 milliards d'euros. La hausse des dépenses brutes d'allocation personnalisée d'autonomie (APA) est portée par « l'augmentation du nombre de bénéficiaires, la revalorisation des salaires des professionnels des services d'aide et d'accompagnement à domicile ainsi que la hausse du tarif national minimum de ces services. »
Une progression plus modérée pour le RSA
Enfin concernant le RSA et le RSO (revenu de solidarité outre-mer), les dépenses brutes s'élèvent à 11,5 milliards d'euros, soit une hausse de 1,3 % sur un an - une évolution à prendre toutefois avec précaution selon la Drees, compte tenu du fait que ce financement est désormais pris en charge par l'État dans certaines collectivités.

