Amandine, cavalière : sa passion plus forte que le handicap

Amandine a le cheval dans la peau et rien ne saurait se mettre en travers de sa passion. Elle souffre d'une ataxie de Friedreich, maladie génétique rare qui entraîne des pertes de motricité. Malgré son handicap, elle galope vers les Paralympiques.

8 avril 2019 • Par

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Amandine Mazzoni, bientôt 20 ans, dont 17 d'équitation. Plus qu'une passion, c'est une évidence… Chez les Mazzoni, l'équitation est une histoire de famille. Ses aînées, ses sœurs, ses cousines… Elle se transmet de mère en fille. Des premiers cours à shetland aux championnats de France de saut d'obstacles à poney, Amandine vit une véritable histoire d'amour avec le cheval. Mais, au fil du temps, ses muscles se raidissent et elle doit faire face à des troubles de l'équilibre. En 2014, le verdict tombe : ataxie de Friedreich. Cette maladie neurodégénérative rare provoque, notamment, une hyperlaxité des membres inférieurs, des pertes d'équilibre et de motricité. Sa nouvelle monture : un fauteuil roulant. Si elle est contrainte de tirer un trait sur le saut d'obstacles, hors de question de mettre un terme à sa passion. Aujourd'hui, la jeune femme brille en para-dressage et rêve des Jeux paralympiques de Tokyo 2020 et Paris 2024 !

Rivaliser avec les meilleurs

En 2016, sa coach, Lucie Herse, lui permet de fouler ses premiers rectangles internationaux. Un an plus tard, une rencontre fortuite donne un nouveau tournant à sa carrière. Le comédien Alex Lutz achète Don Diego pour qu'Amandine puisse progresser et réussisse à s'imposer dans les concours. Une belle aventure mais malheureusement éphémère… Le cheval disparaît accidentellement, plongeant la cavalière dans un profond désarroi. Ce n'est qu'un an plus tard qu'Amandine décide de remonter en selle. Actuellement en 2e année de sociologie, elle retrouve son fidèle destrier, Verden de Hanovre, chaque jour après l'école. En parallèle, elle pratique le sport en salle quatre fois par semaine, dont deux avec sa kinésithérapeute, pour tonifier sa musculature et notamment des jambes, bien moins sollicitées qu'auparavant. Un emploi du temps chargé que la cavalière assume « avec joie » dans l'intention d'atteindre son objectif : rivaliser avec les meilleurs et participer aux plus grandes échéances internationales, à commencer par les championnats d'Europe de Rotterdam (Pays-Bas) en août 2019.

Compétitrice dans l'âme

Un défi de taille pour la sportive dont la perte de mobilité a engendré une reclassification du Grade III au Grade II puis au Grade I -les épreuves sont divisées en cinq catégories selon le handicap du cavalier : du Grade I, représentant les handicaps les plus lourds, au Grade V, les plus légers. Pour espérer faire partie des quatre cavaliers qui représenteront la France à Rotterdam, Amandine doit participer à un maximum de compétitions, en amont : Waregem (Belgique), Lamotte-Beuvron, Kronenberg (Pays-Bas), la Ferme de Corbet (Yvelines) et Uberherrn (Allemagne)… Mais rien n'effraie cette compétitrice dans l'âme. Du 5 au 7 avril 2019, elle participait à son premier concours international de para dressage avec Verden de Hanovre, le CPEDI 3*, à Deauville (Calvados). Elle a obtenu des résultats prometteurs… Suffisamment pour espérer, un jour, accéder aux Jeux paralympiques ? En fervente partisane de la méthode Coué, Amandine se répète inlassablement que « tout est possible » !

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"

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