Emploi, formation, accessibilité : le handicap en 7 chiffres

12 millions de personnes handicapées, en France, dont 80 % avec un handicap invisible. 18 % d'entre elles sont au chômage, et 67 % disent éprouver des difficultés pour se déplacer... Tour d'horizon du handicap en sept chiffres.

17 février 2020 • Par

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Par Arnaud Bouvier

Combien de personnes vivent avec un handicap en France ? Combien sont scolarisées et combien travaillent ? Tour d'horizon.

12 millions

C'est le nombre de personnes vivant en France avec un handicap, y compris une incapacité mineure. Dans 80% des cas, ce handicap est invisible, qu'il s'agisse par exemple des conséquences d'un traumatisme crânien, d'une surdité, de troubles bipolaires ou de problèmes de dos.

18%

C'est le taux de chômage des personnes en situation de handicap, soit environ deux fois plus que la moyenne nationale. Le taux d'emploi direct de personnes handicapées atteignait 3,5% dans le secteur privé en 2017, et 5,6% dans le public, soit en-deçà du seuil obligatoire fixé par la loi à 6%.

1%

C'est la part d'apprentis en situation de handicap, soit 4 000 jeunes. Un nombre que le gouvernement souhaite plus que doubler dans les deux ans, pour amener plus facilement les personnes handicapées vers un "emploi durable". La secrétaire d'Etat au Handicap, Sophie Cluzel appelle pour ce faire à "lever l'autocensure" chez les principaux concernés. "Je dis aux jeunes: 'osez l'apprentissage!', ce n'est pas plus compliqué qu'autre chose et c'est comme ça que vous allez pouvoir monter en qualification", a-t-elle récemment souligné.

900 euros

C'est le montant mensuel (pour une personne seule) de l'Allocation pour adultes handicapés (AAH), une prestation sociale versée sous conditions de ressources à 1,2 million de personnes. Ce montant a été nettement revalorisé, à deux reprises, depuis le début du quinquennat. Plusieurs associations s'inquiétaient quant à l'avenir de cette allocation, craignant qu'elle soit fusionnée, à terme, dans le futur "revenu universel d'activité", mais Emmanuel Macron a tenu à les rassurer lors de la Conférence nationale du handicap, le 11 février 2020 : "Je vais être ici très clair, ça n'arrivera pas, et donc l'AAH demeurera" (articles en lien ci-dessous).

4 mois

C'est le délai moyen de traitement, en 2018, des demandes adressées aux maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) pour l'octroi d'une aide financière, d'une orientation scolaire ou d'une simple carte de stationnement. Avec des différences notables en fonction des territoires et du type de démarches. Le principe des "droits à vie" instauré en théorie en 2019 -les personnes atteintes d'un handicap irréversible n'ont plus besoin de retourner chez le médecin tous les trois ans pour le faire attester- n'est ainsi pas respecté partout de la même manière. Une différence "inacceptable", selon Mme Cluzel, qui reconnaît des "délais qui explosent et des situations ubuesques". Pour changer la donne, Macron a également annoncé la mise en place d'une « garantie de délai » pour l'octroi des prestations. Une enveloppe de 50 millions d'euros, répartie sur 2 ans, est dédiée pour favoriser une « équité » sur tout le territoire. L'objectif : « Au 1er janvier 2021, aucune demande d'AAH ne devra être traitée en plus de trois mois, dans aucun département », exige le président de la République.

361 000

C'est le nombre d'élèves handicapés qui ont fait leur rentrée à l'école en septembre 2019, soit 7% de plus qu'à la rentrée précédente. Selon le gouvernement, 87% des élèves handicapés sont scolarisés à temps plein. Chaque année, les associations soulignent cependant les insuffisances des dispositifs mis en place, notamment pour un grand nombre d'enfants ne disposant d'un accompagnement qu'à temps partiel. « En septembre 2020, aucun enfant ne doit se retrouver sans solution de scolarisation », réclame Macron. Pour ce faire, il a annoncé la création de 11 000 postes d'AESH (accompagnant de l'élève en situation de handicap) supplémentaires en 2020.

67%

C'est la proportion de personnes handicapées qui disent éprouver des difficultés dans leurs déplacements, du fait d'infrastructures pas assez accessibles, selon une étude Ifop publiée en janvier par APF France Handicap (article en lien ci-dessous). Escaliers dans les lieux publics, trottoirs trop hauts ou parsemés d'obstacles: l'association réclame une volonté politique pour contraindre les établissements à se mettre aux normes, conformément à la loi.

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