Retrouvez plus de 25000 offres d'emploi sur le salon Hello Handicap Retrouvez plus de 25000 offres d'emploi sur le salon Hello Handicap Retrouvez plus de 25000 offres d'emploi sur le salon Hello Handicap

Clip trisomie: la Cour des droits de l'Homme prend position

La requête contre la France de la fondation Jérôme Lejeune concernant un clip controversé qui encourageait les femmes enceintes ne pas interrompre leur grossesse en cas de trisomie 21, diffusé à la télé en 2014, a été jugée irrecevable par la CEDH

• Par

Thèmes :

Commentaires0 Réagissez à cet article

Voir la vidéo Chère future maman

"La Cour, à l'unanimité, déclare les requêtes (celle de la fondation Lejeune et celle d'une figurante du clip, ndlr) irrecevables", a écrit l'institution judiciaire du Conseil de l'Europe basée à Strasbourg le 1er septembre 2022. En 2017, après avoir été déboutée par le Conseil d'Etat, la fondation, qui soutient la recherche sur la trisomie 21 et la lutte contre l'avortement, avait déposé une requête auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) (articles en lien ci-dessous). Elle considérait que son droit à la liberté d'expression avait été bafoué quand le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait demandé aux chaînes de télévision de ne plus diffuser un film soutenu par la fondation.

Troubler la conscience des femmes

Intitulé "Dear future mom" ("Chère future maman"), ce clip diffusé au cours d'écrans publicitaires mettait en scène des personnes trisomiques expliquant à une femme enceinte que malgré leur handicap elles étaient heureuses de vivre. Le gendarme de l'audiovisuel avait estimé que le message était "susceptible de troubler en conscience des femmes ayant fait des choix différents", c'est-à-dire d'avorter. Cette communication du CSA visant d'éventuelles diffusions "à l'avenir" de messages "susceptibles de porter à controverse", la CEDH a considéré que "la décision et le communiqué du CSA ont été, par nature, sans effet sur la diffusion de la vidéo litigieuse en mars et avril 2014" et donc que "les requérantes ne peuvent se prétendre victimes".

Une décision jugée "regrettable"

"La décision de la Cour de déclarer cette affaire irrecevable est regrettable car elle envoie le signal que les gouvernements peuvent exercer des pressions pour faire taire les voix des personnes porteuses de trisomie 21 dans la sphère publique", a réagi dans un communiqué Jean-Paul Van De Walle, conseiller juridique pour l'Europe de l'ADF International, représentant la fondation Jérôme Lejeune devant la CEDH. "Les enfants et les adultes porteurs de trisomie 21 méritent d'être entendus et vus dans la société".

Illustration article
Partager sur :
  • LinkedIn
  • Twitter
  • Facebook
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© (2022) Agence France-Presse.Toutes les informations reproduites sur cette page sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations ».

Commentaires0 Réagissez à cet article

Thèmes :

Rappel :

  • Merci de bien vouloir éviter les messages diffamatoires, insultants, tendancieux...
  • Pour les questions personnelles générales, prenez contact avec nos assistants
  • Avant d'être affiché, votre message devra être validé via un mail que vous recevrez.