Fonds d'urgence handicap : 15 premières places créées

Bientôt les 15 premières places financées par le fonds d'amorçage de 15 millions d'euros mis en place par le Gouvernement en octobre 2015 pour prévenir les départs contraints en Belgique ! Elles vont ouvrir en Meurthe et Moselle.

1 mars 2016 • Par

Thèmes :

Illustration article

15 millions d'euros en 2016 ! C'est le montant du fonds d'amorçage « qui permet tout simplement de dépenser en France l'argent qui jusque-là était dépensé en Belgique », selon Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat en charge du handicap. En compagnie de Christian Eckert, chargé quant à lui du budget, elle s'est rendue en Meurthe et Moselle le 29 février 2016, au sein de l'institut médico-éducatif « Les 3 Tilleuls »  de Chenières, pour annoncer l'ouverture prochaine de 15 places d'internat pour enfants et adolescents en situation de handicap.

15 enfants et ado pris en charge

Ces places sont les premières financées par le fonds d'amorçage annoncé en octobre 2015 (article en lien ci-dessous) qui entend prévenir les départs contraints en Belgique en proposant une solution adaptée à proximité des lieux de vie, au plus près des familles. Cette enveloppe de 15 millions d'euros vient en complément des crédits prévus, par ailleurs, pour créer des places. A Chenières, 15 enfants et adolescents présentant des troubles du spectre de l'autisme ou en situation complexe pourront ainsi être accompagnés dans la durée en internat à temps plein ou séquentiel. Ils sont aujourd'hui loin de leurs parents ou dans des établissements qui ne peuvent pas leur proposer les meilleurs accompagnements. Ce sont 675 000 euros de crédits pérennes de fonctionnement, issus du fonds d'amorçage Belgique, qui sont attribués pour ce projet sur un montant total incluant les travaux d'aménagement de 1 275 000 euros.

1 600 enfants et 4 500 adultes en Belgique

Pour mémoire, le Gouvernement agit également pour garantir la qualité de l'accueil et l'accompagnement des personnes accueillies en Belgique dans le cadre de l'accord franco-wallon mis en œuvre en 2013. Ce pays frontalier a toujours été un territoire d'accueil pour nos concitoyens handicapés. Au grand dam des concernés,  1 600 enfants et 4 500 adultes sont accueillis aujourd'hui dans un établissement médico-social belge avec des financements de l'Assurance maladie ou des départements. Selon la ministre, « Ces départs s'expliquent, en partie, par le manque de solutions suffisamment adaptées en France, notamment pour les situations complexes de handicap».

« S'il faut plus, il y en aura plus ! »

Cette première ouverture de places s'inscrit dans les orientations nationales fixées par le Président de la République lors de la dernière Conférence nationale du handicap, en décembre 2014. L'une des mesures importantes était la mise en œuvre des préconisations du rapport « Zéro sans solution », qui s'applique depuis novembre 2015 dans le cadre de la feuille de route « Une réponse accompagnée pour tous ». 23 départements se sont déjà engagés dans cette démarche qui, selon le communiqué du ministère « est en fait une profonde réforme de l'organisation de notre système médico-social ». Ironie du sort, la Meurthe-et-Moselle n'y est pas encore officiellement entrée mais, explique la ministre, « je sais que toutes les conditions sont d'ores et déjà réunies ici pour le faire. » Le « zéro sans solution », c'est notamment mettre fin à une situation historique, dénoncée à de très nombreuses reprises et pour laquelle la France est regardée, voire mise en cause par des instances internationales. Peut donc vraiment mieux faire ! Mais notre pays s'en donnera-t-il les moyens ?  « S'il faut plus que ces 15 millions, il y aura plus, et ce dès 2016, assure la ministre. »

Partager sur :
"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"

Commentaires2 Réagissez à cet article

Thèmes :

2 commentaires


Rappel :

  • Merci de bien vouloir éviter les messages diffamatoires, insultants, tendancieux...
  • Pour les questions personnelles générales, prenez contact avec nos assistants
  • Avant d'être affiché, votre message devra être validé via un mail que vous recevrez.