Greta Thunberg, autiste : son handicap ? "Un super pouvoir!"

"Le syndrome d'Asperger est un super pouvoir !", clarifie Greta Thunberg. Cette jeune militante écologiste répond à ses détracteurs qui la jugent "trop jeune" et inapte à prendre des décisions en raison de son handicap... "#aspiepower !"

4 septembre 2019 • Par

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« Quand vos détracteurs s'en prennent à votre aspect et à vos différences, ça signifie qu'ils n'ont rien d'autre à dire. C'est là que vous voyez que vous êtes en train de gagner ! » A seulement 16 ans, l'icône écolo Greta Thunberg, autiste Asperger, fait la leçon à ses détracteurs. Un caractère trempé, une plume aiguisée, un discours passionné... Mais, outre le réchauffement climatique, elle doit combattre un autre fléau : celui des « haters », qui déversent leur flot de critiques sur les réseaux sociaux.

Un super-pouvoir

« Trop jeune », « malade », « manipulée », « payée », « radicale »... Les accusations et théories complotistes vont bon train. La dernière « fake news » en date, qui l'annonçait « morte, noyée », s'est répandue comme une trainée de poudre, le #RIPGretaThunberg, devenant l'un des plus populaires sur Twitter. Face aux climato-sceptiques et à tous les allergiques à la différence qui voudraient la voir six pieds sous terre, elle brandit le hashtag « #aspiepower » ! « Je suis autiste Asperger, ce qui signifie que, parfois, je suis un peu différente », admet-elle, simplement. Une spécificité qui, selon elle, n'est autre qu'un « super pouvoir »... A condition que « certaines circonstances soient réunies », précise la jeune fille. « Je pense hors du cadre habituel, et c'est nécessaire pour voir ce qui se passe avec notre système actuel. Sans cela, je n'aurais pas eu le temps ni l'énergie pour passer des milliers d'heures à lire sur ce sujet », expliquait-elle, il y a quelques semaines, sur la chaîne suisse RTS.

Un combat salvateur

« Si je parle de mon cas, ce n'est pas pour me 'cacher' derrière, ajoute l'adolescente, faisant référence à son handicap. Mais parce que je sais que beaucoup de personnes ignorantes y voient encore une 'maladie' ou quelque chose de négatif. » La jeune militante ne nie pas pour autant les effets indésirables de ce syndrome : « Croyez-moi, il est arrivé que le diagnostic me limite dans mes activités ». Un an après le début de la grève de l'école pour le climat, la jeune Suédoise révèle les coulisses de ce combat salvateur. « Avant, je n'avais pas d'énergie, pas d'amis et ne parlais à personne. Je restais assise chez moi avec mes troubles de l'alimentation », confie-t-elle. Un symptôme en cas d'autisme qui fait désormais l'objet d'études outre-Atlantique (article en lien ci-dessous). A 11 ans, lassée que « personne ne se préoccupe » de l'environnement, elle traverse une dépression sévère. « Je me sentais vide. (...) Puis j'ai commencé à me remettre et à réfléchir. J'ai essayé de faire mieux dans ma vie que de me lamenter sur mon sort », poursuit-elle sur RTS. « Aujourd'hui, tout ça a disparu, affirme l'activiste dans un tweet optimiste. J'ai trouvé une signification à ce monde qui peut parfois paraître superficiel et vide de sens à tellement de gens. »

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"

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