Financement insuffisant de l'Etat, difficultés de recrutement, manque de formation: la Défenseure des droits a alerté mercredi 1er juillet 2026 sur « des atteintes aux droits et libertés » des personnes en situation de handicap accompagnées à domicile, pointant des défaillances « globales » du secteur.
Saisie par les associations APF France Handicap et l'AFM-Téléthon, l'autorité administrative indépendante a rendu publique une décision-cadre mettant en évidence des obstacles importants à l'autonomie des personnes concernées.
Un secteur en crise profonde
Parmi les difficultés identifiées figurent un financement jugé insuffisant, une offre de services inégale sur le territoire, ainsi que des problèmes de recrutement, de formation et de remplacement des intervenants.
« En conséquence, les personnes peuvent se retrouver dans des situations indignes : impossibilité de se nourrir, d'aller aux toilettes, et sont parfois contraintes de passer la nuit dans leur fauteuil roulant », dénonce la Défenseure des droits.
Complexité administrative et inégalités
Dans sa note, Claire Hédon met également en avant une complexité des dispositifs d'aide et un manque de lisibilité pour les usagers, ainsi que des inégalités territoriales importantes dans l'accès aux prestations et le reste à charge.
Un risque de maltraitance et d'épuisement des proches
Elle alerte enfin sur les annulations non remplacées d'interventions de professionnels, qui peuvent « constituer une situation relevant de la qualification de maltraitance » et qui aboutissent parfois à « un épuisement des aidants » sollicités à la place des professionnels.
Face à ces constats, la Défenseure des droits recommande notamment la mise en place d'un plan de contrôle renforcé des services d'aide à domicile et une meilleure information des usagers sur la tarification des services d'aide à domicile.
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