Mondiaux para athlétisme 2023: fête du sport inédite à Paris

J-100 avant les championnats du monde de para athlétisme de Paris 2023 ! Du 8 au 17 juillet, le stade Charléty accueillera 171 épreuves disputées par 1 800 athlètes. Objectifs ? Faire partie des 5 meilleures nations et attirer 100 000 spectateurs.

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« Le compte à rebours est lancé ! » Plus que 100 jours avant les championnats du monde de para athlétisme. 100 cent jours avant de vibrer au rythme des sprints, sauts en longueur, lancers de poids de champions prêts à tout pour montrer que handicap rime avec performance. Le dernier tour de piste, le sprint final « pour préparer, ajuster, améliorer l'organisation et toucher les cœurs », encourage Guislaine Westelynck, présidente de la Fédération française handisport (FFH), lors d'un point presse organisé le 30 mars 2023. Du 8 au 17 juillet 2023, 1 800 athlètes venus de 120 pays viendront en découdre au sein du stade Charléty, à Paris, devant des spectateurs que le comité d'organisation espère nombreux. L'objectif ? Battre le record de 100 000 billets vendus lors des Mondiaux de Londres (Royaume-Uni) en 2017 pour devenir une « fête du sport inédite ». Pour l'heure, seuls 10 000 sur 300 000 ont été écoulés.

Défi logistique, écologique et d'acculturation

« C'est un stade que l'on connaît pour y avoir déjà organisé des open handisport, explique Adrien Balduzzi, le directeur des opérations de Paris 2023. Nous en avons adapté la jauge à 15 000 places. Faire venir autant de monde, je crois que c'est du jamais vu. » Un « passionnant » défi logistique et humain ! Si M. Balduzzi se réjouit, d'autres -notamment les associations du champ du handicap- s'inquiètent de l'accessibilité des hébergements et surtout des transports durant la compétition, aussi bien pour les compétiteurs que pour les spectateurs. A un peu plus de trois mois de l'échéance, quatre enjeux majeurs se distinguent : organisationnel, promotionnel, écologique et d'acculturation. Outre offrir un « spectacle sportif exceptionnel », l'ambition est de sensibiliser et de « faire une pédagogie importante sur les bénéfices du sport pour les personnes en situation de handicap, les spécificités de leur pratique, les catégories... », explique Guy Tisserant, membre du bureau exécutif de la FFH. La dimension « héritage » est également essentielle. « A l'issue de la compétition, nous remettrons les matériels sportifs acquis pour l'occasion à différents clubs afin de favoriser leur utilité dans la durée », poursuit-il. Deuxième plus gros évènement paralympique après les Jeux, ce mondial fait donc figure de « grande répétition » à un an de Paris 2024.

Des prix « abordables » et une billetterie solidaire

Si les tickets sont payants -« logique pour un spectacle de qualité », selon Guy Tisserant-, les prix se veulent « abordables » : à partir de 10,99 euros. Pour réserver sa place, il suffit de se rendre sur le site web de Paris 2023Une billetterie solidaire a également été mise en place afin de permettre aux entreprises et partenaires d'offrir des places à des écoles ou des établissements médicosociaux. L'enjeu ? « Proposer un spectacle grand public, familial, fédérateur. » Le précieux sésame permettra d'assister aux compétitions sportives mais aussi à des concerts « orchestrés » chaque jour avant les sessions du soir. Les spectateurs seront encadrés par 2 000 bénévoles, dont le seuil de recrutement a d'ores-et-déjà été atteint. A ceux qui ne peuvent se rendre sur place, le groupe L'Equipe promet de diffuser « l'intégralité de la compétition en clair, gratuitement ». Les téléspectateurs auront plus précisément accès à 60 heures de direct sur le site « L'Equipe live » et 30 heures de direct sur la chaîne TV. Avec ce nouveau droit exclusif de diffusion, le « leader de l'information sportive » est « dans son rôle » et entend « poursuivre son engagement de médiatisation du parasport ». Leitmotiv ? « Le sport n'est pas que de la compétition, c'est aussi un enjeu sociétal auquel tout le monde doit pouvoir avoir accès », affirme Laurent Prud'homme, PDG du groupe audiovisuel, partenaire média de l'évènement.

Le sport pour faire bouger les corps... et les mentalités

« Le sport, c'est un facteur formidable de cohésion sociale et, en ce moment, on en a grand besoin », acquiesce Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée au Handicap, convaincue également de son utilité pour faire « évoluer le regard sur le handicap ». Ses attentes ? « Que ces Jeux soient très suivis et que la France gagne plein de médailles ! », répond-elle sobrement. En outre, la ministre incite à « avoir la même admiration pour les athlètes valides et handicapés » et, plus largement, à faire « rayonner la performance des personnes handicapées en-dehors des stades ». « Performance. Plaisir. Partage », c'est justement le credo de Paris 2023. Des « perf », il faudra en réaliser, cette année et la suivante, pour concrétiser l'ambition de Grégory Saint-Geniès, directeur technique national de la FFH. « Le Président Macron a exprimé son souhait de voir la France dans le classement des cinq première nations olympiques mondiales aux Jeux de Paris 2024, relate-t-il. Je me fixe le même objectif pour le paralympisme ! »

Une équipe de France surmotivée !

Pour le réaliser, il peut compter sur une « team » surmotivée et ambitieuse. « Pour moi, Paris 2023 n'est pas un 'galop d'essai' ni une 'grande répétition' avant Paris 2024 », affirme Axel Zorzi, sauteur en longueur déficient visuel (catégorie T13), faisant écho aux termes employés par la ministre et les partenaires. « C'est la plus grande compétition de ma carrière ! » Et, cette fois, il compte bien la remporter. « J'ai eu la bonne surprise d'apprendre que Jason Smith, le plus grand athlète de ma catégorie, avait pris sa retraite hier, se réjouit-il. Il raflait toutes les médailles d'or depuis 2011... » Outre terminer à la deuxième, ou pire la quatrième place, le jeune homme redoute « des gradins vides » ou des « spectateurs empêchés d'accéder à la compétition faute d'accessibilité ». Pour éviter un tel scénario, Axel, et tous ses camarades, exhortent les pouvoirs publics à se mobiliser et le grand public à venir découvrir leur compétition qu'ils espèrent... « para-disiaque » ?

Une journée d'animations à Paris

Pour avoir un avant-goût de cet « évènement exceptionnel », une journée d'animations gratuite était organisée le 30 mars 2023, de 9 à 18 heures, place de la République, à Paris. L'occasion pour les sportifs amateurs, et tous les autres, de rencontrer des champions et de s'essayer au para athlétisme mais aussi de découvrir d'autres disciplines comme le basket fauteuil, le para tennis de table ou encore la boccia. RDV dans 100 jours !

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"
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