TND : une boîte à outils pour booster le repérage

Repérer plus tôt les troubles du neurodéveloppement : c'est l'objectif d'une nouvelle boîte à outils destinée aux plateformes de coordination et d'orientation (PCO). Un enjeu clé pour réduire les retards de diagnostic.

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Une petite fille jouant avec des jouets en bois sur une table

Le constat est sans appel : si le dispositif des PCO est assez unique, l'âge moyen du repérage stagne encore à 4 ans pour les petits et 9 ans pour les plus grands. Un calendrier bien trop lent quand on sait que chaque mois gagné est crucial pour la plasticité cérébrale de l'enfant. Pour rappel, lancé en 2019 pour les 0-6 ans et étendu en 2021 jusqu'à 12 ans, le dispositif des Plateformes de coordination et d'orientation (PCO) permet de repérer précocement les troubles du neurodéveloppement et de financer immédiatement, sans reste à charge pour les familles, un parcours de soins coordonné auprès de professionnels libéraux. Pour Étienne Pot, délégué interministériel à la stratégie nationale TND, l'ambition est limpide : « Que les familles aient la même qualité de réponse, quel que soit le territoire ».

182 plateformes sous la loupe de l'Anap

Depuis 2019, plus de 140 000 enfants ont poussé la porte de l'une des 182 PCO de France. Mais derrière ce chiffre impressionnant, les délais d'admission restent le point noir du parcours. L'Agence nationale d'appui à la performance (Anap) a donc élaboré une « boîte à outils opérationnelle ». Au menu : logigrammes de traitement des dossiers, fiches repères et simulateurs d'organisation. « Il s'agit d'identifier des marges d'efficience claires », martèle Stéphane Pardoux, directeur général de l'Anap, pour transformer ces structures en véritables guichets uniques.

Un accompagnement sans reste à charge

Le point fort du dispositif reste le « forfait précoce », qui permet aux familles d'accéder à des bilans et des interventions (ergothérapeutes, psychomotriciens, psychologues) sans débourser un centime, avant même un diagnostic stabilisé. Pour soutenir cette dynamique, une série de webinaires sera lancée de juin à octobre 2026. Comme le souligne Camille Galliard-Minier, ministre chargée des Personnes handicapées, l'urgence est de « mobiliser toutes les énergies » pour que l'autisme, le TDAH ou les troubles Dys ne soient plus synonymes de parcours du combattant administratif.

© Karola G de Pexels / Canva

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Clotilde Costil, journaliste Handicap.fr"
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