Trottinettes électriques : éjectées des trottoirs parisiens

C'est officiel, les trottoirs parisiens sont exclusivement réservés aux piétons ! Depuis le 30 juillet 2019, les trottinettes électriques sont priées de bien vouloir dégager le passage. Pour les personnes à mobilité réduite, une affaire qui roule !

7 août 2019 • Par

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Après avoir déclaré la guerre aux voitures, Anne Hidalgo, la maire de Paris, s'attaque aux trottinettes électriques ! Depuis le 30 juillet 2019, il est formellement interdit de circuler avec ces bicycles nouvelle génération et de les stationner sur les trottoirs. L'arrêté municipal est entré en vigueur au Bulletin officiel de la ville de Paris un mois et demi après l'annonce de la maire socialiste, le 6 juin dernier. Une victoire pour les personnes à mobilité réduite et déficientes visuelles, pour qui arpenter les rues parisiennes relevait parfois du parcours du combattant.

Emplacements matérialisés

Outre les trottoirs, les trottinettes électriques sont « vehicula non grata » sur les chaussées et tout autre espace réservé aux piétons ! Considérées comme dangereuses et sources de « conflits d'usage de l'espace public », elles devront désormais se garer sur les emplacements matérialisés, réservés aux motos et aux voitures. Certains opérateurs avaient anticipé la nouvelle règlementation en implantant des espaces de stationnement dédiés. L'arrêté municipal met notamment en exergue les « risques de chutes » qu'elles représentent pour les personnes mal et non-voyantes en cas de stationnement sauvage.

Généralisation à la rentrée

Cette fâcheuse tendance s'est propagée à vitesse grand V à travers tout le pays... En février, à Lyon, le Comité Louis Braille, qui réunit des associations de personnes aveugles et malvoyantes de la région, avait sommé les collectivités locales d'interdire ces engins motorisés sur les trottoirs (article en lien ci-dessous). Son souhait sera bientôt exaucé puisque, dès le 1er septembre 2019, toutes les villes de France devront se plier à cette règlementation. Les utilisateurs devront alors circuler sur les pistes cyclables ou sur la chaussée, sous peine de se voir infliger une amende de 135 euros, comme l'avait annoncé Elisabeth Borne, ministre des Transports, en mai dernier.

Une redevance pour réglementer

Pour la mairie de Paris, inutile d'attendre la rentrée, elle a préféré prendre les devants pour passer un été plus serein. Autre changement majeur : les opérateurs de free-floating doivent désormais s'acquitter d'une redevance qui s'applique à tous les véhicules (deux ou trois roues) en libre-service. A noter, son montant dépend du nombre d'engins déployés dans la Capitale. Elle servira notamment à installer des zones de stationnement spécifiques. Mais la mairie n'en a pas fini... Prochain objectif : lancer un appel d'offres pour limiter le nombre d'acteurs et, in fine, réduire l'affluence de trottinettes et autres NVEI (nouveaux véhicules individuels électriques) qui pullulent et ralentissent la circulation de certains piétons.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"

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