Un éducateur écroué pour viol sur pensionnaires handicapés

L'employé d'un foyer pour personnes avec handicap mental de Châteaudun (28) a été mis en examen le 21 mars 2017 pour viol sur des pensionnaires. Un fait qui illustre les agressions faites aux personnes handicapées, souvent passées sous silence.

5 avril 2017 • Par

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À Châteaudun, en Eure-et-Loir, un éducateur médico-psychologique employé au sein d'un foyer pour personnes en situation de handicap mental a été mis en examen et écroué le 21 mars 2017 pour viols sur plusieurs pensionnaires. Il avait été interpellé le dimanche 19 mars 2017 et placé en garde à vue. Une information judiciaire pour viols sur personnes vulnérables et pour agressions sexuelles est ouverte.

Une employée donne l'alerte

Un signalement avait été fait aux gendarmes de la compagnie de Châteaudun par une aide-médico psychologique de la structure d'accueil, après avoir recueilli plus tôt dans la journée du 5 mars le témoignage d'une des victimes, un homme de 49 ans sous tutelle, pensionnaire du foyer depuis deux ans. « Entendu par les gendarmes, la première victime a confirmé aux enquêteurs ce qu'il avait révélé à son aide-médico-psychologique le matin même, et a ajouté qu'une femme de 28 ans, avec qui il entretient une relation sentimentale depuis quelques mois, pensionnaire de jour du foyer à Châteaudun,  avait aussi été victime de viols de la part de l'éducateur », a indiqué M. Coutin.

D'autres pensionnaires entendus

« Entendus séparément, leurs déclarations se sont corroborées mutuellement et ont donné le sentiment aux enquêteurs qu'ils disaient la vérité », a ajouté le magistrat. Les investigations des gendarmes ont permis de découvrir l'existence de deux autres victimes présumées : une femme de 39 ans, pensionnaire du foyer, victime elle-aussi de viols, et une collègue du suspect, femme de ménage, victime d'agressions sexuelles. D'autres pensionnaires et personnels ont été entendus par les enquêteurs afin de découvrir d'éventuelles autres victimes.

« Difficile d'être précis »

Les agissements du suspect pourraient avoir été commis au cours des deux dernières années mais, selon le procureur, il est « difficile à ce stade d'être précis, les victimes étant handicapées et ayant des difficultés à dater les faits ». Durant ses auditions, le suspect a contesté les faits et a simplement reconnu avoir eu une relation sexuelle consentante avec la pensionnaire âgée de 28 ans. Divorcé, l'homme travaille dans ce foyer depuis 2012. Son casier judiciaire est vierge. Il encourt une peine de vingt ans d'emprisonnement.

© photographe.eu / Fotolia

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