Croatie rappelée à l'ordre sur les questions de handicap

Résumé : Les droits fondamentaux des personnes handicapées, sont parfois bafoués dans un pays pourtant entré dans l'Union européenne en 2013... La Croatie est rappelée à l'ordre pour accélérer des réformes qui permettront leur réinsertion sociale.

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L'organisation Human Rights Watch (HRW) a exhorté le 27 avril 2015 la Croatie, pays membre de l'Union européenne depuis 2013, à accélérer des réformes qui permettront une réinsertion sociale des personnes handicapées. Le gouvernement croate, qui a ratifié en 2008 la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées (article en lien ci-dessous), est appelé à chercher des solutions de réinsertion sociale pour quelque 8 200 personnes atteintes d'un handicap intellectuel et mental. Ces personnes sont placées dans des institutions et des hôpitaux psychiatriques et vivent à l'écart de la société. "L'évaluation de l'ONU (des progrès réalisée par le gouvernement croate) ne laisse aucun doute quant aux démarches que doit faire la Croatie pour protéger les personnes handicapées", a déclaré dans un communiqué Shantha Rau Barriga, en charge des droits des personnes handicapées du HRW. "La question qui se pose maintenant est si le gouvernement croate va agir vite pour mener ces réformes", a-t-elle ajouté.

Des mises sous tutelles

Dans son analyse de la situation publiée le 17 avril, un comité de l'ONU chargé de ce dossier a fait état de "certains progrès réalisés par le gouvernement", mais il a constaté également que la législation locale ne représentait pas entièrement un modèle des droits de l'Homme, selon le communiqué du HRW qui demande à Zagreb d'aligner sa législation sur la convention. Le comité a notamment mis en garde contre "un grand nombre d'enfants" faisant partie de ces personnes privées de leurs droits fondamentaux. Par ailleurs, dans ce pays de 4,2 millions d'habitants, quelque 18 000 personnes atteintes d'un handicap intellectuel et mental, dont les 8 200 placées dans des institutions, sont mises sous tutelle, déplore le HRW. Ces personnes sont dépossédées de leur capacité juridique et du droit de prendre elles-mêmes des décisions concernant leurs droits fondamentaux, tels que celui de se marier et de fonder une famille, de signer un contrat d'emploi ou de posséder un bien immobilier.

© Piotr Marcinski/Fotolia

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