Ecole et handicap : les AESH disent stop à la précarité

Les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), ex-AVS, se sont mobilisés à l'appel d'une intersyndicale pour de meilleurs salaires, des emplois à temps plein et plus de formation.

20 novembre 2019 • Par

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A Paris, une centaine de personnes se sont rassemblées le 20 novembre 2019 à proximité du ministère de l'Education nationale à l'appel du SNUipp-FSU, SNUDI FO, Sud Éducation, CGT éduc'action et CNT-STE, et une délégation a été reçue au ministère.

Stop à la précarité

"Une inclusion de qualité", "AESH, stop à la précarité" ou encore "des moyens à la hauteur des besoins", pouvait-t-on lire sur des pancartes. Pour Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU (le premier syndicat du primaire), "il faut que les conditions d'apprentissage correspondent aux besoins car là on a malheureusement des personnes qui doivent se former seules, avec un emploi du temps contraint et un salaire de misère, c'est inacceptable", a-t-elle dénoncé. "Accompagner des enfants avec différents handicaps, faire en sorte que ça se passe au mieux est un combat de tous les jours. Nous demandons à être reconnus à notre juste valeur", a souhaité Didier Bouture, AESH dans une école primaire de Courbevoie (Hauts-de-Seine), et qui gagne "680 euros pour 20 heures de travail".

Priorité de la rentrée

Accueillir "pleinement" les enfants handicapés était une priorité de la rentrée pour le gouvernement, qui s'est traduite par une série de mesures. Parmi elles, le changement de statut des accompagnants de ces élèves, qui sont passés de contrats aidés à des CDD de trois ans transformables en CDI. "OK, on est tranquillisé pour trois ans, mais ça ne change pas notre salaire à la fin du mois", déplore Adeline, AESH au Perreux-sur-Marne (Val de Marne), qui se dit "maltraitée par le gouvernement" et demande à être "réellement formée". "Nous demandons une revalorisation immédiate des salaires et la création d'un véritable statut de la Fonction Publique, la base de tout début d'amélioration", selon Emmanuel Séchet, secrétaire national au Snes-FSU.

"Les métiers qui s'occupent de ce qui est le plus précieux, les bébés, les enfants, les personnes âgées ou handicapées, se retrouvent en un étrange paradoxe à être dévalorisés dans la société, sans statut et revenus garantis, il y a une tension visible et sensible", a commenté le député apparenté LFI François Ruffin, venu soutenir les manifestants.

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