Autisme, TDA-H, dys : une explosion des diagnostics

12% des naissances concernent des enfants présentant des troubles du neuro-développement. L'accent mis récemment sur le repérage de ces TND a abouti à une explosion des cas diagnostiqués chez les plus jeunes.

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Depuis son lancement en 2018, la Stratégie nationale pour l'Autisme au sein des troubles du neuro-développement (TND) a mis la priorité sur le repérage, possible dès l'âge de 18 mois, dans l'une des 91 plateformes de coordination et d'orientation (PCO) réparties sur le territoire. Alors que les parents erraient autrefois sans obtenir de diagnostic, les médecins généralistes et pédiatres, ainsi que les professionnels de la petite enfance, ont reçu des livrets pour pouvoir effectuer des repérages précoces et orienter vers des spécialistes qui poseront le diagnostic. Ainsi 150 enfants bénéficiaient de l'accompagnement en PCO en février 2020, 15 000 en septembre 2021, 19 000 en décembre et 30 000 en juillet 2022.

Hausse de la prévalence et meilleur diagnostic

Pour expliquer cette explosion de cas chez les plus jeunes, les spécialistes font valoir à la fois une hausse de la prévalence et un meilleur diagnostic. "Les données épidémiologiques internationales amènent à considérer que plus de 12% des naissances concernent des enfants présentant des TND", selon la Délégation interministérielle à l'autisme et aux troubles du neuro-développement. Ces TND incluent le TSA, le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA-H), des troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie...) ou un trouble du développement intellectuel. Ces troubles peuvent se conjuguer chez un même enfant.

Différents accompagnements

Une fois le diagnostic posé, il peut être orienté vers différents services de soin, de rééducation, avec des orthophonistes, psychomotriciens, éducateurs spécialisés. Pour permettre à chaque enfant d'avoir accès à l'éducation, différents systèmes sont mis en place pour répondre à la diversité des situations : certains enfants sont accueillis à l'école ordinaire (article en lien ci-dessous). Ils peuvent être accompagnés ou non par un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) ou bien suivre les cours avec les autres enfants et à certains moment rejoindre pour un soutien plus spécialisé d'autres élèves en situation de handicap dans une classe Ulis (unité localisée pour l'inclusion scolaire) dans leur école. D'autres peuvent être intégrés dans l'une des 307 Unités d'enseignement maternelle autisme (UEMA, dont 54 nouvelles à la rentrée 2022) ou 81 UEEA à l'école élémentaire (+15). Le but est de leur apporter un accompagnement spécialisé qui pourra réduire leurs troubles et leur permettre de poursuivre leur scolarité dans l'école ordinaire en gagnant de l'autonomie.

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