IDF : un plan pour améliorer l'accompagnement des TSA

L'Ile-de-France dévoile un "grand plan pour l'accompagnement des personnes avec autisme". 3 objectifs majeurs : favoriser le diagnostic précoce, faciliter le quotidien et sensibiliser. La "1ère région à adopter un plan si ambitieux" !

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Deux mains s’empoignent avec un bracelet «autisme», sur un fond bleu

700 000 personnes avec autisme en France, à la recherche de solutions concrètes pour vivre au mieux avec cette différence. Alors chaque région propose des initiatives pour ses habitants neuroatypiques. Le 20 septembre 2023, l'Ile-de-France a présenté, en séance plénière du Conseil régional, un « grand plan » pour améliorer l'accompagnement des Franciliens avec un trouble du spectre autistique (TSA) ou du neurodéveloppement (TND). Précurseuse, elle se félicite d'être la « première région à adopter un plan si ambitieux ».

5 000 Franciliens mobilisés

L'Ile-de-France avait érigé l'autisme en grande cause régionale en 2022. Ce plan s'inscrit dans cette continuité, via plusieurs mesures concernant la vie scolaire, la formation, l'emploi, la pratique sportive, le logement, la sécurité... Il a été construit en concertation avec les élus de tous les groupes politiques du territoire, des associations, le Conseil consultatif du handicap (CCH), des experts, des acteurs de terrain, mais aussi plus de 5 000 Franciliens ayant répondu à une consultation citoyenne. Pour Pierre Deniziot, délégué spécial à la Promesse républicaine, au handicap et à l'accessibilité, « il est de la compétence de l'Etat de développer une stratégie autisme au niveau national » -toujours en attente, elle devrait être dévoilée « bientôt » (Lire : Où est passée la stratégie autisme-TND 2023-2027 ?)-. « Plutôt que d'en être spectateurs, nous avons décidé, avec Valérie Pécresse (ndlr : présidente de la région), de prendre toute notre part dans l'effort d'accompagnement et de rattrapage que notre pays doit réaliser sur ce sujet essentiel », poursuit-il.

Mieux repérer, diagnostiquer et soigner

Trois chiffres. Ce plan fixe des objectifs et des actions à décliner sur une période de cinq ans, à l'horizon 2028 autour de trois axes. Le premier ? « Mieux repérer, diagnostiquer et soigner. » Pour favoriser le diagnostic et l'accompagnement précoce, la région renforce notamment le soutien aux dispositifs de télémédecine ainsi que la diffusion d'un kit de sensibilisation auprès des professionnels de première ligne. Elle continuera également d'encourager la création de crèches inclusives. Côté soins, au-delà de sa démarche « Région amie des animaux » qui propose des séances de médiation animale, elle incite à « valoriser des projets d'installation et d'équipement de maisons médicales prenant en compte les besoins des patients TSA ».

Mieux maîtriser ses émotions

Deuxième objectif ? Mieux vivre au quotidien. Depuis 2016, la région finance, dans tous ses domaines d'action, de nombreux projets dédiés : soutien à la création de six classes Ulis (Unités localisées pour l'inclusion scolaire), intégration des publics TSA dans l'outil de recherche d'orientation régional Oriane, projets de soutien aux aidants…. Pour poursuivre cette action, elle souhaite expérimenter dans des lycées franciliens un dispositif d'autorégulation pour permettre aux jeunes autistes de « maîtriser leurs émotions ». La région annonce également soutenir l'implantation d'une classe professionnelle pour jeunes adultes, organiser un « meet'up » de l'emploi dédié ou encore accompagner le développement de nouvelles formes d'habitat adapté.

Un label pour les commerçants engagés

Enfin, pour mener des actions de sensibilisation et accompagner les familles, elle s'engage à un « partenariat renforcé » avec la Maison de l'autisme à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), qui vise notamment à informer sur les troubles du neurodéveloppement et rompre l'isolement des familles. (Lire : Nouvelle Maison de l'autisme : un espace unique en France ). Elle propose également de créer un label pour inciter les commerçants à prendre en compte ce trouble, par exemple en baissant la luminosité ou encore en limitant les ambiances musicales... Ce dispositif pourra être diffusé plus largement aux partenaires de la région.

Pour veiller à l'état d'avancement de ces mesures, l'Ile-de-France a décidé d'installer un comité de suivi composé d'associations partenaires spécialisées ainsi que d'élus du Conseil régional... En attendant d'inspirer d'autres régions ?

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"
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