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Prisme, un futur pôle dédié au parasport en 2023

La ville de Bobigny, près de Paris, accueillera, en 2023, le Pôle de référence inclusif sportif métropolitain (Prisme). Cet équipement innovant "unique en Europe" entend favoriser le développement de la pratique parasportive et le "faire ensemble".

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8 200 m2 dédiés à la pratique sportive universelle, pour favoriser le développement du sport pour tous, tel est l'enjeu du Prisme (Pôle de référence inclusif sportif métropolitain) qui verra le jour en 2023, sur le stade de la Motte, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ses priorités : l'accessibilité et le « faire ensemble ». Cet équipement sportif ambitieux a été pensé, selon les règles de la conception universelle, pour accueillir l'ensemble des publics dans une logique inclusive, qu'ils soient valides ou en situation de handicap. « Une première en Europe ! », se félicite Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, lors de la présentation du projet, le 30 janvier 2020, à Pantin, qui affirme que le Prisme souhaite « incarner ce territoire solidaire et inclusif ».

Des salles adaptées

Principal héritage paralympique des Jeux de 2024, ce pôle réunira à la fois les pratiques de loisirs et de haut-niveau et pourra accueillir simultanément jusqu'à 2 000 usagers. Cet établissement « très moderne muni d'équipements dernier cri », selon Tony Estanguet, président de Paris 2024, contiendra notamment une pièce dédiée à la boccia (sport de boule apparenté à la pétanque) et une salle multisports dotée d'un traitement acoustique et lumineux adapté aux personnes autistes et offrant une lecture simplifiée de l'espace de jeu pour celles présentant des troubles cognitifs. Autres aménagements spécifiques : un espace de balnéothérapie, une salle de motricité sécurisée pour les personnes polyhandicapées et des « alcôves de décharges cognitives », autrement dit des espaces de repli.

Espace dédié à la recherche

Les usagers pourront également se défouler dans la salle vidéoludique. « Nous faisons entrer le e-sport dans le paysage des Jeux, explique Joris Delivré, chef du projet paralympique et du Prisme au conseil départemental de Seine-Saint-Denis. C'est le seul sport qui permet, d'emblée, une vraie inclusion dans sa pratique car il ne demande pas d'autre adaptation que les manettes de contrôle. » Enfin, 615m2 seront dédiés à la formation ainsi qu'à la recherche sur la pratique sportive et son impact sur la santé. « Le sport change la vie des personnes handicapées et leur permet de gagner en autonomie », affirme Elie Patrigeon, directeur général du Comité paralympique et sportif français (CPSF), qui souligne que la Seine-Saint-Denis est un département dans lequel l'offre sportive à destination de ce public est, pour l'heure, « insuffisante ». « Cet équipement innovant va répondre à cet enjeu », se réjouit-il, « et donner l'envie aux jeunes et moins jeunes de se mettre au sport ! », ajoute Bopha Kong, quadruple champion du monde de para taekwendo.

Futur pôle ressources

Le Prisme accompagnera, par ailleurs, le travail de détection et l'entraînement des futurs talents paralympiques français, en partenariat avec le CPSF, et accueillera des compétitions nationales et internationales, notamment de handisport et sport adapté. En bref, « un projet utile au sport français », résume Tony Estanguet qui regrette que « trop peu de territoires aujourd'hui fassent ce pari dont on a pourtant bien besoin ». Selon le département, le Prisme permettra ainsi de rattraper un « retard en termes d'infrastructures sportives sur le territoire » et constituera un vecteur de changement pour le quotidien des personnes. A moyen terme, l'autre enjeu est donc « qu'il devienne un pôle ressources afin d'essaimer les bonnes pratiques à l'échelle nationale », intervient Magalie Thibault, vice-présidente en charge de l'autonomie des personnes au sein du conseil départemental. Les travaux débuteront fin 2021 et s'achèveront une dizaine de mois et 44 millions d'euros plus tard.

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"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr"

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