Justice : Uber devra indemniser certains clients handicapés

Le ministère américain de la Justice a annoncé le 18 juillet 2022 avoir passé un accord à plusieurs millions de dollars avec la plateforme Uber, qui était accusée de faire payer les temps d'attente pour monter en voiture à ses clients handicapés.

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Les usagers en situation de handicap payaient parfois plus cher leurs courses faute de pouvoir monter suffisamment vite en voiture car, depuis 2016, Uber avait mis en place une pénalité financière imposée au client lorsque le chauffeur attend plus de deux minutes au point de rendez-vous fixé à l'avance (cinq minutes pour les clients Uber Black ou SUV).

Le temps d'attente facturé

Le ministère américain de la Justice avait assigné Uber devant un tribunal fédéral de Californie en novembre 2021, arguant que "beaucoup de passagers à mobilité réduite ont besoin de plus de deux minutes pour monter ou charger un véhicule, pour plusieurs raisons". Les chauffeurs ne peuvent pas changer les paramètres de la course et éviter que les clients à mobilité réduite soient pénalisés. Le ministère américain de la Justice a annoncé le 18 juillet 2022 avoir passé un accord à plusieurs millions de dollars avec la plateforme. Avec cet accord valable deux ans, Uber s'engage à ne pas facturer des temps d'attente pour tous les passagers qui certifient avoir besoin de davantage de temps pour monter à bord d'une voiture Uber en raison d'un handicap. L'entreprise remboursera 65 000 passagers du double des frais d'attente qu'ils ont encourus, "ce qui pourrait représenter des centaines de milliers voire des millions de dollars de compensation". Et elle paiera plus de 1,7 million de dollars à plus d'un millier de passagers qui se sont plaints d'Uber pour avoir été facturé des temps d'attente en raison de leur handicap, ainsi que 500 000 dollars à d'autres individus affectés, identifiés par le ministère.

Un accord satisfaisant

"Les personnes en situation de handicap ne devraient pas avoir à se sentir comme des citoyens de seconde zone, ou être punis en raison de leur handicap, ce qui était exactement ce que faisait la politique de temps d'attente d'Uber", souligne dans le communiqué Kristen Clarke, une haute responsable au sein du ministère de la Justice. Sollicité par l'AFP, Uber s'est dit "satisfait d'avoir conclu cet accord", et "impatient de continuer à aider chacun à se déplacer facilement". La firme californienne a affirmé également que sa politique de remboursement des frais d'attente précédait l'accord. "Nous travaillons tous les jours pour améliorer l'accessibilité pour tous les usagers, et nous encourageons les passagers en situation de handicap à utiliser notre document d'auto-déclaration pour être exonéré des frais d'attente", indique-t-elle.

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