Macron préside la conférence nationale du handicap

Emmanuel Macron présidera le 11 février 2020 à l'Elysée une "conférence nationale du handicap" (CNH) très attendue par les associations, qui réclament des "avancées" pour "améliorer concrètement la vie quotidienne" des personnes concernées.

7 février 2020 • Par

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Rendez-vous le mardi 11 février 2020 à l'Elysée à l'invitation d'Emmanuel Macron qui, à mi-mandat, présidera la Conférence nationale du handicap (CNH). Ce sera la 5ème depuis sa mise en place en 2005, la dernière datant en 2016.

Les 15 ans de la loi handicap de 2005

Elle sera "un acte fort", a promis la secrétaire d'Etat chargée du dossier, Sophie Cluzel, car il s'agira de faire "un point d'étape à mi-mandat" sur les avancées en matière de handicap et "de s'engager sur des mesures pour la fin du quinquennat". Symboliquement, l'événement a été programmé exactement 15 ans après l'adoption d'une loi majeure pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Il s'agira notamment de tirer un "bilan" de cette loi, via des tables rondes thématiques. La conférence, que conclura le chef de l'Etat, devrait évoquer la scolarisation des enfants en situation de handicap - sujet auquel le président accorde "beaucoup d'importance", selon son entourage - mais aussi la manière de favoriser l'emploi et l'apprentissage, alors que 15 000 personnes handicapées, jeunes ou adultes, restent sans accompagnement.

Des associations impatientes

En amont de l'événement, les associations ont fait part de leur impatience. Le collectif Handicaps, qui regroupe 47 associations nationales de personnes en situation de handicap et leurs familles, "n'attend pas uniquement des déclarations de solidarité mais des preuves et des avancées", a-t-il souligné dans un communiqué. Quinze ans après la loi de 2005, les personnes handicapées "restent confrontées à des difficultés récurrentes d'accès aux droits et à des délais longs et hétérogènes selon les territoires", notamment en termes de scolarité, d'emploi ou de déplacements quotidiens, fait valoir le collectif. "Si des avancées ont été réalisées, telles que l'obtention de droits à vie, il reste maintenant à transformer les droits formels en droits réels", poursuivent les associations, qui attendent notamment une réévaluation des dispositifs de "compensation", c'est-à-dire les aides humaines, matérielles et financières visant à "améliorer les activités de la vie courante et de la vie sociale". De son côté, la FNATH (association des accidentés de la vie) souhaite des annonces fortes du Président, notamment en matière d'emploi : concernant les seniors en situation de handicap, en cas de retraite anticipée et d'invalidité. Tous rappellent par ailleurs leur refus de voir l'AAH (allocation adulte handicapé) être intégrée dans le Revenu universel d'activité (RUA) comme le redoutent quatre associations qui ont décidé de quitter la concertation nationale (article en lien ci-dessous).

Une consultation en ligne

La CNH devrait également aborder la question de l'accessibilité des démarches administratives en ligne -ce qui suppose notamment des portails web compatibles avec les logiciels de synthèse vocale, pour les aveugles et malvoyants. Cette accessibilité "demeure l'exception et non la norme", a déploré le Conseil national du numérique (CNNum), une instance consultative, dans un rapport remis le 6 février 2020 au gouvernement (article en lien ci-dessous). La conférence sera par ailleurs l'occasion de présenter les résultats d'une consultation en ligne, menée entre mai et septembre 2019. L'opération a permis de récolter plus de 7 000 propositions afin que la société "garantisse une vraie place aux personnes handicapées".

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