Le diagnostic ne signifie pas nécessairement la fin de la vie active. Même s'il surgit parfois en pleine ascension professionnelle... Pour les personnes atteintes d'une maladie neurodégénérative, qui, par définition, est chronique et progressive, le maintien dans l'emploi peut toutefois nécessiter des adaptations et un accompagnement spécifique. Une préoccupation qui fait écho à la campagne nationale « Regardons les maladies neurodégénératives en face », lancée le 21 septembre 2026, qui entend mieux faire connaître ces pathologies et faire évoluer les représentations, en rappelant qu'une maladie ne définit pas une personne.
Publiée le 18 septembre 2026, une nouvelle fiche pratique du ministère du Travail et des Solidarités détaille les solutions mobilisables, de la médecine du travail à la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). Le gouvernement rappelle que ces maladies peuvent toucher des adultes encore en activité et entraîner des difficultés « même lorsque la maladie est compatible avec une activité professionnelle ». Objectif : anticiper les difficultés adaptatives et prévenir la « désinsertion professionnelle » grâce aux outils existants.
Médecine du travail, préreprise : anticiper plutôt que subir
Premier interlocuteur : le service de prévention et de santé au travail (SPST). Le salarié peut notamment demander une visite auprès du médecin du travail afin d'identifier les difficultés liées à son état de santé et de rechercher des adaptations. Horaires aménagés, télétravail, équipement ergonomique ou temps partiel thérapeutique peuvent notamment être envisagés. La cellule de prévention de la désinsertion professionnelle (PDP), qui associe plusieurs professionnels (médecin du travail, infirmier, psychologue, ergonome et conseillers en maintien dans l'emploi), peut également accompagner le salarié et réfléchir avec lui à un aménagement, une mobilité ou une reconversion.
En cas d'arrêt de travail de plus de 30 jours, une visite de préreprise peut préparer le retour à l'emploi. Le rendez-vous de liaison, lui aussi prévu pour les arrêts de plus de 30 jours, permet de conserver un contact avec l'employeur et d'anticiper la reprise, sans aborder les informations médicales. Autre dispositif : l'essai encadré, qui permet de tester un poste aménagé ou un nouveau métier tout en restant en arrêt indemnisé. Sa durée est de 14 jours, renouvelable une fois.
RQTH et Cap emploi, deux leviers à connaître
La RQTH peut également faciliter le maintien dans l'emploi lorsque l'état de santé a des répercussions sur l'activité professionnelle. Délivrée par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), elle ouvre l'accès à un accompagnement et à différentes mesures favorisant l'insertion ou le maintien dans l'emploi. Le réseau Cap emploi peut, de son côté, accompagner les personnes pour conserver leur poste ou en retrouver un, notamment en mobilisant les aides de l'Agefiph ou du FIPHFP. Alors que l'allongement des carrières s'impose à tous, la prise en charge des maladies chroniques au travail répond autant à un enjeu d'inclusion qu'à la volonté gouvernementale d'optimiser le taux d'activité et de maintenir un taux d'emploi élevé pour préserver l'économie. Un enjeu qui sera également au cœur de Hello Handicap, le salon en ligne dédié à l'emploi des personnes en situation de handicap, du 13 au 16 octobre 2026.
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